INTERNATIONAL ASSOCIATION OF YOUTH AND FAMILY JUDGES AND
MAGISTRATES
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MAGISTRATS DE
LA JEUNESSE ET DE LA FAMILLE
ASOCIACIÓN INTERNACIONAL DE MAGISTRADOS DE LA
JUVENTUD Y DE LA FAMILIA
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CHRONICLE CHRONIQUE CRÓNICA |
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Editorial Board : Dr Willie McCarney (Ireland), Editor-in-Chief;
Judge Oscar D'Amours (Canada); Judge Jacob van der Goes
(Holland); Judge Gabriela
Ureta (Chile); Atilio Alvarez (Argentina); Dra. Mónica Vazquez Larsson
(Argentina);
Prof. Jean Trépanier (Canada). Secretariat: Judge Corinne
Dettmeyer-Vermeulen, Mesdagstraat 63, 2569 XV, Den Haag, Holland
ÉDITORIAL
TEENAGERSLES ADOLESCENTS ONT ÉTÉ CRITIQUÉS À TOUTES LES
ÉPOQUES.
HAVE BEEN COMPLAINED ABOUT IN EVERY ERA
LES ADOLESCENTS D'AUJOURD'HUI SONT-ILS PIRE QUE
JAMAIS?ARE
TODAY’S TEENAGERS WORSE THAN EVER?
ARELES "ASBO"s[1] THE
ANSWERSONT-ELLES LA SOLUTION?
AnyoneToute personne
familiarisée avec l'histoire sociale sait familiar que les
adolescents ont fait l'objet de critiques à toutes les époques. La panique morale
d'aujourd'hui
concerne les adolescents voyous, ou ce que les médias préfèrent appeler
"des hooligans feralsauvages qui portent des
capuchons, parlent en gros mots et crachent àdans tout travers le pays". Ces
"rats de la rue" portent des vestes ou pullsa
avec des capuchons et des casquettes de baseballbase-ball. Ce sont
majoritairement des garçons, mais ldes filles les accompagnent. tag along. Ils ne se livrent pas à la criminalité sérieuse -
peut-être des graffittisgraffitis ou ledes vols de nains de jardin. Le comportement qui dérange,
c'est l'habitude de traîner dans les coins de rue en faisant du
bruit, buvant de l'alcool et importunant les passants, ou bien de s'assembler
aux entrées de centres commerciaux.
with social history knows that teenagers have been
complained about in every era. Today’s moral panic is hooded teenagers, or,
what the media prefers to call “hoodie-wearing feral yobs who swear and spit
their way around the country”. These “street rats” wear hooded tops and baseball
caps. They are mainly boys, but girls tag along. They aren’t into serious crime
– perhaps graffiti or stealing garden gnomes. The behaviour which causes offence
is noisily hanging around street corners, drinking and harassing passers-by, or
congregating at the entrance to shopping malls.
Tony Blair nous raconte que
les gens "ont marre, à juste titre, des voyoauxs des coins de rue et des centres commerciaux" et promet de
faire de
la
restauration du respect une priorité pour son gouvernement. Il a nommé un
"Ministre du Comportement Antisocial" pour assurer que cette question
sera prioritiséeaire.
Le comportement
antisocial dérange, certes, mais ne constitue pas forcément un comportement délictueux. Il y a peu de
doute que c'est un fléau urbain qui dégrade sérieusement la qualité de la vie
des citoyens ordinaires dans de nombreux pays. Le comportement antisocial
et les délits mineurs constituentgênent sérieusement les membres
ordinaires de la communauté et l'ÉEtat a l'obligation de protéger la
société contre le comportement délictueux des hooligans et des vandales.
M. Blair a évidemment été en phase avec la population lorsqu'il a introduit les mesures "ASBO - Antisocial Behaviour Orders", c'est-à-dire des mesures pour réprimer le comportement antisocial. 200 mesures ASBO ont été ordonnées par les tribunaux en 1999-2000. En 2004, 2600 mesures ASBO ont été
ordonnées entre janvier et septembre seulement.
tells us that people are “rightly fed up with
street corner and shopping centre thugs” and promises to make restoration of
respect a priority for his government. He has appointed a “Minister of
Anti-Social Behaviour” to make sure this is given priority.
Anti-social behaviour is offensive,
but not necessarily offending, behaviour.
There is little doubt that it is an urban blight which seriously erodes
the quality of life of ordinary citizens in many countries. Anti-social
behaviour and low-level crime constitutes a serious nuisance to ordinary
members of the community and the State has an obligation to protect society
from the rogue behaviour of hoodlums and vandals.
Mr Blair obviously struck a cord
with the general public when he introduced Anti-Social Behaviour Orders
(ASBOs). 200 ASBOs were awarded in 1999-2000.
In 2004, 2,600 ASBOs were made in the first 9 months alone. Un sondage MORI, publié le 9 juin
(2005) atteste un soutien répandude la population en faveur des mesures ASBO parmi la population. Leur
popularité est due au
fait que le gouvernement les a faites le plus facile
possible à obtenira facilité leur obtention et ouvert la possibilité de les
demanderleur demande à la plus grande gamme possible de partis. Les
procédés sont élaborés
de façon à permettre l'application de ces mesures pourà une gamme de comportements qui
suscitent seulement la désapprobation (même de la part de très peu de gens). La
police, les autorités locales et d'autres protagonistes ayant du
pouvoir se trouvent sous une pression considérable afin qu'ils demandent
des mesures ASBO, que cetteet pression viennet aussi bien du gouvernement central ouque des membres de la communauté locale
qui ont été incommodés. Cette pression se répercute également sur les
magistrats, qui se sentent poussés à approuver les ASBO. La facilité d'obtenir
ces mesures se reflètent dans le fait que, sur les 3069 demandes de mesures ASBO faites entre le 1er avril
et le 30 juin 2004, seulement 42 ont été rejetées par les tribunaux.
A Mori poll, released on June 9
(2005) indicates widespread support for ASBOs amongst the general population.
The reason for their popularity is that the Government has made them as easy as
possible to obtain and open to as many actors as possible to request. Proceedings
are drawn up in such a way as to permit a range of behaviour that is merely
disapproved off (even by only very few people) to be brought within their
scope. The police, Local Authorities
and other empowered actors are under considerable pressure to apply for ASBOs,
both from central government and from inconvenienced members of the local community. This pressure applies equally to magistrates
to grant them. The ease of obtaining ASBOs is reflected in the fact that of the
3,069 ASBO applications made between 1 April 1999 and 30 June 2004, only 42
were turned down by the courts. Une demande de mesure ASBO peut être
adressée à un magistrat par la police, les autorités locales, les services de logements sociaux, ou bien sur demande demême par plusieurs membres de la communauté
locale. Dans les cas où le magistrat, ayant évalué les probabilités, est satisfaitd'avis qu'un individu s'est livré à des "comportements qui provoquent, ou sont susceptibles de provoquer, du
harcèlement, de la peur ou de l'angoisse chez une ou plusieurs personnes qui ne font pas
partie du même ménage que le délinquant"
An application
for an ASBO can be made to a magistrate by the police, local authorities,
housing action trusts and registered social landlords on their own initiative
or on the request of members of the local community. Where the magistrate is satisfied, on the balance of probabilities,
that an individual has been engaged in "behaviour
which causes or is likely to cause harassment, alarm or distress to one or more
people who are not in the same household as the perpetrator"[2], il peut interdire la conduite en question ou
interdire à l'individu d'entrer dans une zone géographique spécifiéedéterminée. La facilité d'obtention de telles
mesures, la gamme très large de comportements défendusinterdits, le caractère tellementhautement public de leur application, ainsi
que les conséquences graves des infractions aux ordonnances du tribunal, he may prohibit the behaviour in question or the
individual from entering a specified geographical area. The ease of obtaining such orders, the broad
range of prohibited behaviour, the publicity surrounding their imposition and
the serious consequences of breach all give cause for concern. donnent tous lieu à
des soucissont sujets à grande préoccupation.
Dans le cas de Somecertaines mesures ASBO, le non-respect semble inévitable.
Par exemple, on a interdit à un jeune de 16 ans de
quitter sa maison pendant les deux ans à venir sans être accompagné par sa
mère.s appearC'est d'autant plus alarmant que le
non-respect d'un tel ordre constitue une infraction pénale et la peine peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. to invite inevitable breach. For example,
a 16-year-old has been given an ASBO which bans him from leaving his home for
the next two years without being escorted by his mother. This is particularly disturbing as the
breach of an order is a criminal offence and the penalty is
Les dernières statistiques
attestent que 42% des ordres ASBO ne sont pas respectés et 55% de ces
infractions entraînent une peine privative de liberté. M. Alvaro Gil-Robles, Commissaire
Européen pour les Droits de l'Homme, dans son rapport du 8 juin 2005, up to five
years in prison.
The latest statistics show that 42%
of ASBOs are breached and 55% of breaches lead to a custodial sentence. Mr
Alvaro Gil-Robles, European Commissioner For Human Rights, in his report of 8
June 2005 (CommDH(2005)6) commentsfait la remarque suivante: "Il
me paraît que la
détention à la suite du non-respect d'un ordre ASBO qui a été formulé d'une telle manière qu'une infraction est
presque inévitable (par exemple l'interdiction d'entrer dans une zone
déterminée près de chez soi), et qui a été appliqué sur la base de dispositions sur la foi de tiers concernant une conduite non
criminelle, constituerait presque certainement une violation de l'article 5 “It seems to me
that detention following the breach of an ASBO drawn up in such a way as to
make its breach almost inevitable (such as not entering a demarcated zone near
one’s residence), and which was applied on the basis of hearsay evidence in
respect of non-criminal behaviour, would almost certainly constitute a
violation of Article 5[3] of
the ECHR”de la Convention Européenne sur les Droits de
l'Homme".
Il existe depuis longtemps des ordonnances judiciaires destinées à protéger une personne ou un groupe de personnes
identifiables contre une conduite clairement définissable de la part
d'autrui. Les ordonnances
restrictives, par exemple, qui interdisent à un individu donné de s'approcher d'un autre,
existent afin de protéger les victimes de violence conjugale contre des agressions ultérieures. Des injonctions civiles peuvent également être demandéesordonnées dans la plupart des pays contre
des comportements qui dérangent, comme par exemple un niveau excessiftels qu'excès de bruit ou de l'harcèlement de la part de voisins. PourtantMais, ce qu'il y a de frappant concernant la multiplication
desdans les multiples mesures ASBO au Royaume-Uni, c'est le fait que les mesurescelles-ci sont destinées à protéger non seulement certains individus, mais des
communautés entières. Le
résultat inévitable est l'applicabilitéapplication de telles mesures pourà une gamme très large, et occasionnellement excessive, de comportements, étant donné
que la détermination de ce qui constitue un comportement antisocial finit par
dépendre des points de vue subjectifs de n'importe quelle collectivité particulière.
Civil orders designed to protect an
identifiable person or group of persons from clearly specifiable behaviour on
the part of another have existed for some time. Restraining orders, for example, preventing a given individual
from approaching another, exist to protect victims of domestic violence from
further abuse. Civil injunctions may also be sought in most countries against
such nuisances as excessive noise or harassment by neighbours. What is so striking,
however, about the multiplication of civil orders in the United Kingdom, is the
fact that the orders are intended to protect not just specific individuals, but
entire communities. This inevitably results in a very broad, and occasionally,
excessive range of behaviour falling within their scope as the determination of
what constitutes anti-social behaviour becomes conditional on the subjective
views of any given collective.Les mesures ASBO rendent floue la séparation entre les systèmes de justice civile et pénale. Si la conduite qui entraîne une
mesure ASBO est non-criminelle, les infractions à cette dernière sont passaibles de peines de prison allant jusqu'à
5 ans - une sanction extrêmement lourde pour un comportement qui n'est pas manifestement pas criminel pour commencerau départ.
ASBOs blur the boundaries between
the civil and criminal justice systems. While the behaviour which attracts an
ASBO is non-criminal, breaches are punishable by up to 5 years in prison – an
extremely heavy punishment for behaviour that is not recognisably criminal in
the first instance.Malgré le fait qu'il s'agit d'un ordre relevant du
droit civil, la Chambre des Lords a déterminé que le standard de preuve
applicable pour définir un comportement antisocial sera le niveau de preuve
relevant du droit pénal,
c'est-à-dire au-delà de
toute
doute raisonnable. Cependant, le même jugement ajoute que, puisque les procédés sont civils en ce qui concerneconcernent le droit privé, les dépositions sur la foi de tiers sont admissibles. Il me paraît que l'utilisation de dépositions sur la foi de tiers dans des circonstances où les
conséquences d'un jugement de culpabilité sont tellement graves pourrait constituer une
infraction à l'article 6 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
Avant de demander une mesure ASBO,
de nombreuses autorités locales rédigent un "Contrat de Comportement
Acceptable" et invitent un jeune à le signer en la présence de ses parents. Si un tel accord est purement volontaire, il existe
le sdangerouci qu'une pression disproportionnée pourrait être exercée sur l'enfant sans qu'il se rende pleinement compte que le non-respect du contrat pourrait finir par
aboutir à une condamnation pénale. L'enfant risque de ne pas être au courant du fait que le non-respect des conditions de ce contrat
volontaire peut être utilisé contre lui
lors d'une demande ultérieure d'une mesure ASBO. La présence d'un représentant
légal ou d'un avocat n'est pas prévue. Si le non-respect du contrat est utilisé
comme indice pour éventuellement
déterminer unereceler une
éventuelle responsabilité
pénale, ceci encore parait encore enfreindre à l'article 6.
Despite being a civil order the
House of Lords has confirmed that the standard of proof applicable for the
determination of anti-social behaviour is the criminal standard of proof – i.e.
beyond reasonable doubt. However, the same judgment goes on to say that, as the
proceedings are civil for the purposes of domestic law, hearsay evidence is
admissible. It appears to me that the
use of hearsay evidence in circumstances where conviction has such severe
consequences could be in breach of Art 6[4] of the ECHR.
Before seeking an ASBO many local
authorities will draft an “Acceptable Behaviour Contract” (an ABC) and invite a
young person to sign it in the presence of his/her parents. While this is a
purely voluntary agreement there is concern that undue pressure may be brought
to bear on the child to consent to an ABC without full appreciation that a
breach of the contract could ultimately lead to a conviction. The child may not
be aware that failure to keep to the terms of this voluntary contract may be
used in evidence against him in a subsequent application for an ASBO. There is
no provision for a legal representative or advocate to be present. There is
clearly an evidential issue should failure to keep the contract be used in
evidence to potentially incur criminal liability. Again this would appear to be in breach of Art 6.Les principes directeurs du
Ministère de l'Intérieur pour l'octroi des mesures ABSO encouragent toute une
gamme de mesures pour informer les résidents locaux de l'application des mesures ASBO contre des
membres de la communauté, par
exemple la distribution
de feuilles contenant des photos du mineur. Un jugement récent du tribunal
concernant la publicisationté des mesures ASBO, sur demande du
Conseil Municipal de Brent, a reconnu que la notification deà tous les résidents est indispensable au fonctionnement du système ASBO, et, en règle générale, ne constituerait pas une violation du droit
au respect de la vie privée et de la famille, garanti par l'article 8[5] de la
Convention Européenne des Droits de l'Homme. Néanmoins, la publicisationté agressive des mesures ASBO, par
exemple par la distribution porte-à-porte de feuilles contenant
les photos et les adresses de jeunes soumis aux mesures ASBO, a un impact non
seulement sur l'enfant en question, mais sur toute la famille. ÀA mon avis, une telle pratique qui identifie publiquement la personne et donc l'avilit de manière irréfléchie pourrait très bien constituer une violation de
l'article 8.
The Home Office guidelines for the
awarding of ASBOs encourage a wide-range of measures to notify local residents
of the serving of ASBOs on members of the community, which include the
distribution of leaflets containing photos of the young person. A recent court
ruling concerning the publicity of ASBOs requested by Brent County Council has
recognised that the broad notification of local residents is essential to the
ASBO system and would not, as a general rule, violate the right to respect for
private and family life guaranteed by Article 8[6] of the ECHR. None-the-less, the
aggressive publication of ASBOs, through, for instance the doorstep
distribution of leaflets containing photos and addresses of children subject to
ASBOs impacts not only on the child concerned but on the family as a whole. In
my view, such indiscriminate naming and shaming could well be a violation of
Article 8.La
suppression de restrictions sur les reportages dans la presse en matière de la protection de l'enfant en Angleterre et au Pays de
Galles a le potentielpermet, dans le contexte de l'Irlande du
Nord, de révéler
l'identité d'un enfant à des parties non étatiques, ce qui
soulève des soucisproblèmes particuliers pour la protection de
l'enfant dans cette juridiction. Si des groupes paramilitaires choisissent de
s'y mêler sur la base d'informations fournies par les tribunaux, il existe le potentiel pour des violations desles articles 2 et 3 pourraient être violés.
The lifting of reporting restrictions
which present child protection issues in England and Wales has the potential
within the Northern Ireland context to identify a child to non state players
raising particular child protection issues for this jurisdiction. Should paramilitary
groups choose to become involved on the basis of information supplied by the
courts the potential exists for breaches of Art 2 and Art 3.Ces dernières années, les activités "policières"
des groupes paramilitaires dans certains quartiers en Irlande du Nord où le PSNI (Service de Police d'Irlande du Nord) n'est pas acceptable à accepté par la communauté locale, font l'objet
de nombreuses préoccupations. Une punition infligée par les groupes paramilitaires a été l'exclusion
d'enfants et d'adolescents des quartiers où ils habitent. Le gouvernement
britannique a sévèrement critiqué de telles activités. Et pourtant, on apprend que les Magistrats ont le pouvoir, selon la législation ASBO, de
faire exactement la même chose en Angleterre, et au Pays de Galles, ainsi qu'en Irlande du Nord. Il
est difficile de voircomprendre comment cette pratique peut
constituer une violation de l'articlela loi dans le premier cas, mais pas dans le deuxième.
Much concern has been expressed in
recent years about the activities of paramilitaries in “policing” areas of
Northern Ireland where the PSNI (Police Service for Northern Ireland) are not
acceptable to the local community. One punishment handed out by paramilitary
groups has been the exclusion of children and young persons from areas where they
live. The British Government has roundly condemned such activities. And yet we
find that Magistrates are empowered under ASBO legislation to do precisely the
same thing in England and Wales as well as in Northern Ireland. It is difficult
to see how it can be a breach of Art 8 in the first instance but not in the
second.
TheLa situation in en Irlande du Nord est d'autant plus tendue à cause du caractère ségréguéatif de notre société. Si un enfant est
exclu d'un quartier particulier, les options quant à ses lieux possibles de
résidence peuvent l'obliger de déménager dans une zone bien distante de sa
famille, ce qui mineraitobstruerait encore une fois son droit à une
vie familiale selon l'article 8.
Northern Ireland is even more
fraught because of the segregated
nature of our society. If a child is excluded from a particular area the
options as to where s/he can reside may lead to his moving to an area a
considerable distance from his family which again would interfere with his Art
8 Right to Family Life.Des soucis particuliers se manifestent à l'égard de
l'application de mesures ASBO contre des enfants. Les ASBO sont applicables contre desà des enfants à partir du jeune âge de 10 ans en
Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, et à partir de 12 ans en Écosse.
Ces mesures étaient destinées à prendre en
charge les jeunes auteurs d'infractions graves et répétées. Elles paraissent
particulièrement inappropriées dans le cas de jeunes enfants dont le comportement dérange. Les enfants de moins de 16 ans ne peuvent
pas être mis en détention pour le non-respect des ASBO en Écosse. Gil-Robles a recommandé que cette règle soit appliquée
également en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.
Le taux de détention de mineurs au
Royaume Uni figure parmi les plus élevés en Europe occidental. Le nombre de
mineurs âgés de 15 à 17 ans détenus (dans des prisons), le 30 juin 1995, s'élevait à 1675, un chiffre qui était a passé à 2479 la même date en 1997deux ans plus tard,
alors que, le. Le 31 décembre 2004, la statistique correspondante s'élevait àle nombre était de 2169. Une tendance équivalente
s'observe dans dle cas de jeunes adultes délinquants
(âgés de 18 à 20 ans);
le 30 juin 1995, 5872 se trouvaient en détention. Le nombre était passé à 7684 la même date en 1997, et
s'élevait à 8073, le 31 décembre 2004.
Les infractions aux ordres ASBO ont
entraîné la détention de très nombreux enfants - 46% des jeunes ont reçu immédiatement une peine privative de liberté après
avoir été jugés coupables d'une telle infraction. Le président du Service de Justice des Mineurs a admis
que l'augmentation du nombre de jeunes délinquants en détention en 2004 a été
principalement le résultat d'infractions aux ordres ASBO. Étant donné les taux élevés de condamnations répétées des jeunes délinquants en
détention, une conséquence probable est que la détention des jeunes pour des comportements non-criminels
aboutira à des infractions plus graves, une fois ces jeunes mis en liberté.
L'article 37 de la Convention sur les Droits de l'Enfant affirme clairement que la détention
d'enfants devrait être un dernier ressort. La détention des enfants pour des activités qui ne sont pas criminelles en soi ne peut pas être justifiée.
Particular concerns arise in
respect of the application of ASBOs to children. ASBOs can be served on children as young as 10 in England and
Wales and Northern Ireland, and 12 in Scotland. These orders were intended to deal with seriously and
repetitively troublesome youths. They appear to be particularly inappropriate
for young children who are causing hassle. Children under 16 can not be detained
for breaching ASBOs in Scotland. Gil-Robles recommends that this rule should be
applied also in England and Wales and in Northern Ireland.
The United Kingdom has amongst the
highest rates of juvenile detention in Western Europe. The number of 15 to 17 years olds detained
(in prisons) on 30 June 1995 was 1,675, rising to 2,479 on the same date in
1997. On 31 December 2004 the
corresponding figure stood at 2,169. An
equivalent pattern obtains for young offenders (between the ages of 18 and 20);
on 30 June 1995, 5,872 were detained, rising to 7,684 on the same date in 1997
and standing at 8,073 on the last day of last year.
ASBO breaches have resulted in
large numbers of children being detained – 46% of young people received
immediate custody upon conviction for breach.
The chair of the Youth Justice Board has conceded that the rise in the
young offender population in custody in 2004 resulted mainly from breaches of anti-social
behaviour orders. Given the high reconviction
rates for detained juvenile offenders, a likely outcome is that the detention
of juveniles for non-criminal behaviour will lead to more serious offending on
release. Art 37 of the CRC makes it
clear that the detention of children should be a last resort. Detaining
children for activity that is not itself criminal cannot be justified. L'emploi excessif des mesures ASBO est plus
susceptible d'aggraver
le comportement antisocial et la criminalité parmi la jeunesse que de les prévenir efficacement. Les jeunes antisociaux se retrouvent trop rapidement emmêlés dans leau système de justice pénale et les jeunes délinquants
sont trop facilement mis en détention, lorsque, en orientant plus d'attention vers alors qu'en
utilisant des formes
alternatives de supervision et en pratiquant des interventions précoces bien ciblées, on
pourrait mieux remettre
sur le droit chemin les
jeunes qui commencent à
en dévier, réhabiliter les jeunesceux qui ont été jugés coupables, et ensuiteainsi réduire la criminalité juvénile.
The excessive use of ASBOs is more
likely to exacerbate anti-social behaviour and crime amongst youths than
effectively prevent it. Juvenile
trouble-makers are too rapidly drawn into the criminal justice system and young
offenders too readily placed in detention, when greater attention to
alternative forms of supervision and targeted early intervention would more effectively
straighten the errant, rehabilitate the convicted and consequently reduce youth
crime.Une
grande gamme d'alternatives existe déjà. L'adoption de la Loi sur la Criminalité
et le Désordre Public et l'établissement du service pour surveiller la Justice
des Mineurs en Angleterre et au Pays de Galles en 1998, ont souligné l'importance de s'adresserd'examiner à tous les aspects
de comportement antisocial et de délinquance
juvénile dans leur ensemble. La création d'équipesLes équipes créées pour la prise en charge de la
délinquance juvénile, qui s se composent de représentants de la
police, des Services de
probation et toute une gammesérie de services sociaux,. Cette création a permis d'orienter plus
efficacement l'intervention vers lesen faveur des jeunes délinquants. Des réformes
sociales ont introduit une grande gamme
deplusieurs programmes destinés à s'adapter aux besoins différents des enfants défavorisés de tous les âges, par
exemple
A wide range of alternatives already
exists. The adoption of the Crime and Disorder Act and the establishment of the
supervisory Youth Justice Board in England and Wales in 1998, underlined the
importance of holistically addressing all aspects of juvenile disorder and offending. The creation of Youth Offending Teams, composed
of representatives from the police, Probation Service and a wide range of
social services, enabled intervention to be targeted towards young offenders
more effectively. Social welfare reforms introduced a wide range of programmes
intended to address the differing needs of deprived children of different ages
for example, "‘Sure Start’" (début sûr), "‘Connections’", the "Fonds pour Enfants", "Programmes pour Inclure la Jeunesse", Action Positive pour
les Jeunes". On a donné de plus en
plus de priorité à la réduction duLa priorité de
réduire le nombre
d'adolescents et jeunes adultes en détention a été admise. Une série de sanctions communautaires alternatives a été introduite, y compris: on y trouve des mesures de supervision, de
réhabilitation dans la communauté, et des sanctions punitives.‘Children’s Fund’, ‘Youth Inclusion
Programmes’, ‘Positive Action for Young People’. Priority was also given to reducing the numbers of juveniles and
young offenders in detention. A range of alternative community sentences was
introduced including Supervision Orders, Community Rehabilitation and Punishment
Orders.
UnfortunatelyMalheureusement, according
toselon Gil-Robles: "ces initiatives bienvenues
ont été minées de manière significative par l'“these welcome initiatives have been significantly
undermined by the introduction of ad'une série d'ordonnances civiles
qui ont pour but de réduire la nuisance publique en milieu urbain, mais dont
l'effet principal a été que toute une gammesérie de personnes, surtout des jeunes, sont entrées dans la portée dule système de justice pénale, et
assez souvent se sont
retrouvées derrière les
barreaux, sans forcément
avoir commis une infraction pénale reconnaissable".
series of civil orders aimed at reducing
urban nuisance, but whose primary effect has been to bring a whole range of
persons, predominantly the young, within the scope of the criminal justice
system and, often enough, behind bars without
necessarily having committed a recognisable criminal offence”.Je ne souhaite pas impliquersoutiens pas que des mesures ASBO ne devraient doivent jamais être utilisées. Je suis
d'accord avec Gil-Robles,
qui propose que les ordonnances bien élaborées, qui interdiseant des comportements bien prouvés et qui dérangeant gravement la tranquillité
publique
et prouvés, accompagnées par une assistance et une supervision
appropriées, pourraient très bien protéger les citoyens contre des activités
qui compromettent gravement leur bien-être, mais qui restent en dehors de la portée de poursuites pénales
efficaces. Malheureusement,
de nombreuses mesures ASBO échouent parce qu'elles n'arrivent pas à satisfaire à la tâche de satisfaire
à cesaux exigences. Les problèmes ne sont pas forcément
inhérents aux ASBO mêmes. Il s'agit plutôt du fait
thede l'ÉEtat qui a donné aux résidents locaux le pouvoir
de faire justice
eux-mêmes.
Les médias ont convaincu la plupart
des gens que la criminalité juvénile est en augmentation et qu'il faut faire
quelque chose pour lea combattre. En réalité, le taux de criminalité juvénile est en train de
baisser. Le nombre de mineurs âgés de 10 à 17 ans qui ont fait l'objet d'une
condamnation ou d'un avertissement à chuté de 143.600 à 105.700 entre 1992 et
2002, soit une baisse de presque 26%.
Les
I do not wish to
imply that ASBOs should never be used. I agree with Gil-Robles who suggests
that well-drafted orders, prohibiting clearly proven and seriously vexatious behaviour,
accompanied by appropriate assistance and supervision may well usefully protect
citizens from activity that gravely prejudices their welfare, but which falls
outside the scope of effective criminal prosecution. Unfortunately many ASBO’s
fail to satisfy these requirements. The problems are not necessarily inherent
in ASBOs themselves. Rather they appear to lie in the fact that the State has
empowered local residents to take matters into their own hands.
The media has
convinced most people that youth crime is rising and that something must be
done to combat it. The reality is that youth crime is falling. The number of
10-to-17-year-olds convicted or cautioned fell from 143,600 to 105,700 between
1992 and 2002, a drop of almost 26%. The consequencesconséquences of introducinde lL''introduction desg ASBO a étéeu pour
conséquences une forte
augmentation du nombre de mineurs en détention, alors que au moment où la la criminalité juvénile est en baisse.
s has been to greatly increase the
number of young people in custody at a time when youth crime is falling.
InEn 2001, l'Unité Gouvernementale de l' the Government’s Social Exclusion SocialeUnit
(SEU) appointeda nommé cinq fonctionnaires pour travailler à plein temps
pendant neuf mois, analysant pour analyser minutieusement les statistiques et
les recherches, visitanter des prisons, interviewanter des experts et parlanter avec des fonctionnaires dans des diverses départements de l'éEtat, afin de réduire le récidivisme
chez les anciens prisonniers. Ils ont publié leur rapport en juillet 2002. La
SEU a trouvé que les
prisonniers mis en liberté sortaient de la détention inchangés et en masse,
commettant près d'un million d'infractions pénales par année, et que ces seuls
délinquants coûtaient au moins GB£11 milliards par année, plussans compter la valeur des objets volés ou
endommagés. Pour résumer, les conclusions de la SEU étaient les suivantes: five civil servants to work full
time for nine months, trawling through statistics and research, visiting prisons,
interviewing experts, talking to officials in government departments, all in
search of an answer on how best to reduce reoffending by ex-prisoners. They published
their report in July 2002. The SEU found that released prisoners were streaming
unchanged out of custody and committing something like 1m offences a year and
that these offenders alone were costing at least £11bn a year plus the value of
the items stolen or damaged. In summary the SEU’s conclusions were:
a)
Les peines de pPrison ne parviennent pas à détourner la majorité des
délinquants de la criminalité. sentences are not succeeding in turning the majority
of offenders away from crime.
b)
AUne peine de prison sentencepeut empirer les choses can
-
andet c'est souvent c'est bien le cas. frequently does - make things
worse.
c)
TheLa véritable solution clé pour réduire
la délinquance consiste à attaquer ses causes. real key to
reducing offending is to attack its causes. HomelessnessLa situation des sans-abri, unemploymentle chômage, drug
and alcohol les problèemes d'alcool et de toxicomanie, les problèmes de santé mentale, les problèmes de
santé physique, les problèmes académiques - ceux-ci sont les racines de la
criminalité, des racines qui sont renforcées par l'impact de l'emprisonnement. mental health problems, physical
health problems, educational problems - these are the seeds from which crime
grows, seeds which are fertilised by the impact of imprisonment.
TheseCes conclusions were backed byont été appuyées par des preuves irréesistifutables evidence, supportedsoutenues bypar sevensept different
government deépartements gouvernementaux qui avaient été consultés, et consignées directement au
Premier Ministre, qui les a bien accueillies favorablement comme "une contribution significative à
notre compréhension de ce qui est efficace dans la lutte contre la criminalité". C'était finalement une
occasion pour le système de justice pénale de commencer à which had
been consulted, and delivered direct to the Prime Minister, who duly welcomed
them as “a significant contribution to our understanding of what works in combating
crime”. This was a chance finally for the criminal justice system to start to make
a differencefaire
changer les choses.
UnfortunatelyMalheureusement, à ce moment-là, le
Premier Ministre était occupé par la lutte contre les "voyous des coins de rue
et des centres commerciaux", et le rapport a été enterré. at that time the Prime
Minister was preoccupied dealing with “street corner and shopping centre thugs”
and the report was shelved.
Nous savons ce qui marchefonctionne pour combattre la criminalité. Les
mesures ASBO ne sont pas la solution. En plaçant plus d'enfants derrière les barreaux, on forme plus d'adultes qui feront de la
criminalité une carrière.We know what works in combating crime. ASBOs are
not the answer. In locking up more children we are creating more adult career
criminals.
Willie
McCarney, Rédacteur en Chef
UNE DATE POUR VOTRE AGENDA :
“Droit à l’éducation :
solution à tous les problèmes
ou problème sans solution ?”
SION, SUISSE
du 18 au 22 Octoberoctobre 2005
Lieu: Institut
Universitaire Kurt Bösch (IUKB)
Box 4176, CH-1950 SION 4
Tel:
+41-27-205.73.00 – Fax: +41-27-205.73.02
email:
ide@iukb.ch; web:
www.childsrights.org
Langues: Français et Anglais avec traduction simultanée
pour les sessions plénières.
Contact: Institut
international des Droits de l'Enfant (IDE)
Case
postale 4176, CH-1950 Sion 4 - Suisse.
Tel:
+41-27-205.73.00 – Fax: +41-27-205.73.02
Email: ide@iukb.ch
an UNE evaluAtion ÉvaluAtion of DUE process rightsDES DROITS DES MINEURS ÀA UNE PROCÉDURE ÉQUITABLE AU of juveniles in mexico applying MEXIQUE applIQUANT LA CONVENTION DE
L'ONU SUR LES DROITS DE L'ENFANT
the u.n.
Convention on the rights of the chilD
Martha Frías-Armenta and et Graciela Jasa-Silveira
Universidad Université de Sonora
MéxicoMexique
This study was
madCette étude
a été rendue possible thanks tgrâce à la Bourse de Rechercheo Research Grant 35166-H
of Mexico’s Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología (CONACyT). CorrespondenceCorrespondance: Martha Frías
Armenta, Sevilla No. 6, Residencial Casa Grande Sección 3, Hermosillo, Sonora,
83240, México. E-mail: marthafrias@sociales.uson.mx. Special thanks to our ResearchUn remerciement spécial à notre
Assistante de Recherche,
Karen Lopez.
AbstractRésumé Introduction
The aim of this studyLe but de cette étude était d'was to analyszer et de and comparer les droits procéduraux des mineurs en appliquant
la Convention de l'ONU sur les Droits de l'Enfant et la Loi sur la Justice des
Mineurs dans l'ÉEtat mexicain de Sonora (près de la frontière avec les ÉEtats-Unis). Les résultats de cette étude démontrent que, aux termes
de la Loi sur les Mineurs de cet ÉEtat, les mineurs sont soumis au procès pour n'importe quel comportement antisocial,
même quand tel comportement n'est pas punissable selon le Code Pénal fédéral ou
régional. Les Mineurs ne jouissent pas des garanties procédurales de base prévues par la Convention; ils
ne bénéficient pas de soins ou de traitement selon le principe de parens patriae pendant le procès, ou lors de la prononciation
des sanctions ou du placement qui suit; les infractions commises par des mineurs sont traitées
à toutes les étapes de la procédure (enquête, procès et prononciation des sanctions)
par le même bureau
auquel il faut adresser tout recours. Les, donc les mineurs sont donc privés des éléments essentiels pour
un procès juste et équitable. En bref, ces résultats démontrent que malgré la
Convention de l'ONU sur les Droits de l'Enfant, les droits des mineurs dans cet éEtat mexicain ne sont pas respectés.
process rights of
minors applying the U. N. Convention on the Rights of the Child and Juvenile Justice
Law for minors in the (Mexico-USA) Border State of Sonora. Results of this
study show that under the State Juvenile Law, minors are submitted to process
for committing any antisocial behavior even
when it is not punishable by the state or federal criminal code.minors; they
are not accorded the basic procedural safeguards provided for in the
Convention; they are not afforded the care or treatment according
to the parens patriae principle during
the process, sentencing or placement; offenses
committed by juveniles are investigated, processed and sentenced by the
same office any appeal must be filed to
this same organ, thus minors are denied
the essential elements for a fair and just trial. In brief, these
results show that in spite of the U. N. Convention on the Rights of the Child,
minor’s rights in this Mexican State
are not respected.
The Le developmentdéveloppement of du droit des mineurs au Mexique a consisté à enleversortir les jeunes à la portée du droit pénal et à transférer les infractions commises par des mineurs vers une juridiction distincte. Le
but de cette réforme était de créer des tribunaux
spéciaux et des lois spéciales pour mineurs, en les gardant loinéloignant des lois pénales, procédures et peines appliquées aux adultes. Deux objectifs
ont été pris en considération: les jeunes devaient être séparés des adultes
pour éviter qu'ils ne subissent des influences néfastes, et les jeunesils devaient être traités différemment des adultes. Ce
"traitement spécial" devait se baser sur les principes de l'éducation
et de la
protection.juvenile justice
law in Mexico has consisted in the removal of juveniles
from the reaches of criminal law and transferring juvenile
transgressions onto a distinct jurisdiction. The aim of this
reform was to create special tribunals and special laws for
juveniles, maintaining them far from the criminal
laws, process and penalties applied to
adults. Two objectives were considered: juveniles
were to be separated from adults so as not to be negatively influenced and
juveniles were to be treated differently from that of adults. This
“special treatment” was to be based on principles of education and protection[7].
Les
tribunaux pour mineurs au Mexique sont une institution créée
selon la philosophie de
Juvenile tribunals in Mexico are an institution
created under the philosophy of parens patriae, ouù l'éEtat agira en tant que parent,
responsable de la
protection de l'enfant. Selon ce principe, qui relève du droit civil, un
tribunal doit protéger les droits fondamentaux àaui sont la propriété et à la liberté, comme le ferait un
parent.in
which the state will act as a parent in charge of protecting the child.
Under this principle, taken from civil law, a court was to protect the child’s
basic rights to property and liberty, as would a parent[8]. This Ce principle was a été transféré au domaine du droit
pénal, et comme l'a affirmeé la Cour Suprêmetransferred to
the area of criminal law, and as stated by the Supreme Court[9], the la function fonction of the juvenile courts isdes Tribunaux pour Mineurs consiste
à agir comme un bon parent et donc à "substituer les mauvais parents qui n'étaient pas
capables de contrôler leurs propres enfants to act as a good parent thereby “…substituting the bad
parents that were not able to control their own children[10]".”
Aux
termes de duSelon le droit constitutionnel mexicain actuel, "aux ÉEtats Unis Mexicains chaque individu joueira des droits consacrés par cette cConstitution
Under current Mexican constitutional law, “In the
United Mexican States every individual will
enjoy the rights vested by this constitution[11]", un principe qui rend anticonstitutionnelle
toute”,
thereby making any discrimination
basedbasée on sur l'âge. De plus, l'article 133 établit que la
Constitution, ensemble
auxavec les tTraités approuvés par le Sénat, sera la loi suprêmeage unconstitutional. Further it
establishes in article 133, that the Constitution, as well as the
treaties approved by the Senate, will be
supreme law[12]. HierarchicallyDe façon hiérarchique, ceci rend anticonstitutionnelle, et donc soumise à une injonction, toute législation fédérale, régionale ou
municipale qui est contraire à la Constitution ou à un tTraité international. La this makes any federal, state or
municipal legislation contrary to the constitution or international treaty
unconstitutional, thus subject to injunction. The Convention
on the
Rights of thesur
les Droits de l'Enfant Child[13], is aest un tTraité global et contraignant pour tous les ÉEtats Pparties. Le Mexique a ratifié la
Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant en 1990, ce qui a donc
fait de ce tTraité une partie de la "loi
suprême", aux termes de l'article 133 de la Constitution
Mexicaine. Cependant, malgré l'incorporation de ces principes dans la
Convention sur les Droits de l'Enfant, il reste à voir si la législation de l'éEtat de Sonora sur la justice des mineurs
est conforme à la Convention
des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant.treaty that is binding
on all state parties. Mexico ratified the United Nations Convention
on the Rights of the Child in 1990, thus making this treaty part of the “supreme law”, as
stated by article 133 of the Mexican Constitution. However, despite the
incorporation of these principles to the Convention of the Right of the Child, the
issue remains whether juvenile justice legislation in Sonora is in compliance with the
U. N. Convention on the Rights of the Child.
L'aArticle
18 of thede la Mexican constitutionConstitution Mexicaine est lae is the fondationfondement constitutionalconstitutionnelle pour la foundation for juvenile justice des mineurs: le gouvernement
fédéral et les gouvernements des ÉEtats sont tenus de créer, réglementer
et administrer un système de justice pour mineurs à l'intérieur de leurs systèmes respectifs. Cet , where the Federal and State
governments are required to create, regulate and administrate a juvenile justice
system, within their respective systems. This
article authorizes autorise the le gouvernement à intervenir pour offrir la tutelle d'un parent dans les cas de
comportement antisocial et/ou criminel chez les jeunes. to intervene to
provide parental guidance in cases of juvenile disruptive and/or
criminal behavior.
Considering Prenant note des procédés ci-dessus, le but de cette étude était d'analyser et comparer les droits
procéduraux des mineurs en appliquant la Convention des Nations Unies sur les
Droits de l'Enfant,
et la Loi sur la Justice des Mineurs de l'ÉEtat de the described proceedings, the aim
of this study was to analyze and compare process rights of
minors applying the U. N. Convention on the
Rights of the Child, and Juvenile Justice Law
for Minors in the (Mexico-USA) border state of SonoraSonora (près de la frontière des ÉEtats-Unis), en comparingcomparantet de comparer
formal law
tole droit formel
à la pratique current practiceactuelle.
Mexico Le Mexique est une République Fédérale et chaque éEtat a ses propres lois et is a Federal Republic and each
state has its own laws and judicial institutions pour traiter les infractions
commises par les jeunes en plus des infractions criminelles commises par les
adultesto
treat
juvenile offenses as well as adult
criminal offenses[14]. .[15] Il y a There are 32 législations differentdifférentes legislations, ce qui correspond à chaque éEtat etavec en plus la zone qui comprendant le District Fédéral de Mexico corresponding to
each state and one for the area encompassing the Federal District of Mexico
(la Ville de Mexico City[16]). It La législation est is appliquée dans chaque état ed in each state
within thedans
les tribunaux fédéraux de chaque Etat, et les tribunaux et les Conseils locaux sont l'autorité dehabilités à s'occuper des infractions commises dans leur propre juridiction. federal court of
equity and it grants the local courts or Councils jurisdiction to hear the
case where the omission was committed[17].
In Dans l'éEtat de Sonora , quatre four articles du Code Pénal de 1949
réglementaient autrefois le traitement des jeunes délinquants. of the criminal
code of 1949 regulated the treatment of juvenile offenders[18] Il a fallu attendreCe n'est qu'en 1984 pourque la modification du Code Pénal de l'éEtat de Sonora pour enlevera permis de sortir les jeunes audu processus pénal, et l. La promulgation de la nouvelle loi qui a donné naissance au Conseil
Tutélaire pour Mineurs . It was not until 1984 that the
criminal code for the state of Sonora was amended to remove juveniles
from the criminal process and the law that creates the Juvenile Tutelary Council (COTUME) and et a réglementée le système regulates the juvenilede justice system was passedpour mineurs[19]. This Ce Conseil Tutélaire fonctionne en tant que
tribunal et est de caractère administratif.Tutelary Council works as a
tribunal and is administrative in nature[20]. Ce sont des Counselors
Conseillers qui constitute composent le the Counsecil, instead of et non pas des
juges criminal
judgesdes tribunaux pénaux[21]. The Le Council Conseil includes inclutest composé d'one un PresidentPrésident and threeet de trois CounselorsConseillers, which must
conduct plenaryqui
doivent conduire des sessions plénières afin deet prononcer des in order to emit resolutionsrésolutions avec l'approbation
d'une majorité du Conseil. with the approval of the majority of the
Council[22] Ils se réunissent une fois par semaine et prennent
des décisions sur toutes les affaires qui se sont accumulées pendant la semaine.. They meet once a
week and resolve all accumulated cases of the week.
Autorité
CompetentCompétente Authority
In order to understand theAfin de comprendre le mechanism mécanisme du processus of the COTUME
process and
who is theet qui
est competent l'authorityautorité compétente, it isil est necessary nécessaire d'expliquer comment il est organisé. Ce
Conseil est l'organisme principal responsable de l'administration de la justice
en matière de
délinquance juvénile, il traiter les affaires de mineurs
maltraités et sanctionner
ceux qui de quelque façon que ce soit compromettent la santé, la sécurité ou la
garde d'un mineur.to explain how it
is organized. This Council is the
maximum organ in charge of administrating justice to juvenile
offenders, handling cases of abused minors and sanctioning those
who in any way affect the health, security or care of a minor[23] . The . Le Conseil est un organisme plénièreer composé d'un Council is plenary organ composed of a "“PresidentPrésident"”
(Presidente),
de and threeet trois "Conseillers
Tutélaires" et d'un "Officier Documentaire " “Tutelary Counselors”
(Consejero Tutelar) and a Document Officer (Secretario
de Acuerdos[24]). This Cet organisme functions fonctionne d'une manière judiciaire
et parmia lses compétencesin a judicial nature
and among its attributions are[25] the comptent les pouvoirs suivantes: d'auditionner et résoudre les affaires présentées par
des "Conseillers
d'Instruction" powers to hear and decide cases
presented by a “Instructing Counselors” (Consejero
Instructor),;
to d'ordonner toute mesure temporaire nécessaire lors de
la procédure,; de modifier la situation légale des mineurs qui suivent un
traitement de Rréhabilitation (seulement quand la conduite du mineur le mérite et sur demande d'un des Conseillers,; d'infliger les
sanctions reconnues par la loi COTUME et d'informer l'Agent de la Police
Ministérielle en cas de crime commis contre un mineur ou quand il faut révoquer la garde parentale.dictate any
necessary temporary measures in the proceeding; to modify the legal
conditions of the minors who are under Rehabilitative treatment, only when
merited by conduct of the minor, and requested by one of
the Counselors; to impose the
sanctions recognized by the COTUME law and to
notify the Agent of the Ministerial Police when there is a case of
a crime against a minors or when parental custody must be revoked[26].
“Tutelary CounciConseil Tutélairel” (Consejo Tutelar): The Le Council Conseil se compose des is made up of the
“Conseillers TutélaireTutelary Counselors”
and theet du “PresidentPrésident”. The Le Conseil doit Council must vote on voter sur la the resolutionrésolution submitted soumise par le "Conseiller d'Instruction". Ce même cConseil a la responsabilité d'auditionnerexaminer tous les recours by the “Instructing Counselor”. présentés par le "Conseiller
d'Instruction".This same council is in charge
of hearing all appeals.
“PresidentPrésident”: It isC'est la
responsibilityresponsabilité
of thedu
PresidentPrésident
to presidedeil présider, direct diriger et soumettre au vote toutes les affaires and subject to vote all cases presentedprésentées to this organà cette organisation
(COTUME).
"“Tutelary
CounselorConseillers Tutélaires"”/ "“Instructing CounselorConseiller d'Instruction"”: Au débiut d'une affaire concernant un
mineur, un des trois "Conseillers Tutélaires" se
voit attribuer le rôle de "Conseiller
d'Instruction".
Ce cConseiller est responsable de diriger
l'enquête sur les accusations, et doit également soumettre au
"Conseil Tutélaire" une recommandation sur la résolution de l'affaire. En ce qui concerne la
procédure, le "Conseiller
d'Instruction" a les responsabilités suivantes: enquêter sur les faits de l'affaire, décider si le jeune doit être mis
en détention en attendant l'audition devant le Conseil, décider s'il faut inculper le mineur et quelle
sera l'inculpation, et soumettre une proposition de traitement (sanction ou
résolution) pour le mineur.On receipt on a case involving a minor one
of the three “Tutelary
Counselors” is attributed the position of “Instructing Counselor”. This counselor
is in charge of conducting the investigation of the charges. They must
also submit before “Tutelary Council” a recommendation
for resolution of the case. Procedurally, the “Instructing Counselor” is in charge of
investigating the facts of the case, resolving on detention pending the hearing
before the Council, deciding
whether to charge the minor and/ or what to charge for, and
submitting a proposal for treatment
(sentencing or resolution) of the minor[27].
Due
Process Rights in Juvenile Courts inLes droits à une procédure équitable dans l'éEtat de Sonora, Mexico in light of theà la lumière de la Convention de
l'ONU sur les Droits de l'Enfant U.N. Convention on the Rights of the Child
The U. N.La Convention de l'ONU sur les Droits de l'Enfant affirme que l on the Rights of
the Child states that the
competent' authorityautorité compétente responsable de décider comment l'affaire
sera résolue, doit gérer un procès conformément aux garanties procédurales
fondamentales afin de garantir une procédure équitable.in charge of
deciding the outcome of the process, must conduct a
process in accordance with the basic procedural safeguards in order
to guarantee a fair trial.
L'aArticle
40 of the
U. N.de la
Convention on
the Rights of the Childsur les Droits de l'Enfant indique certains
éléments indispensables
pour un procès juste et équitable. Ces éléments sont: la présomption d'innocence, le
droit d'être informé sur les accusations, le droit de garder le silence, le
droit à un avocat, le droit
d'avoir un parent ou gardien présent, le droit de confronter et contre-interroger les témoins, et
le droit de faire recours à une autorité supérieure à toutes les étapes du procès.
indicates
some essential elements for a fair and just trial. These elements are the presumption of innocence, the right to be notified of the charges, the right to remain silent, the right to counsel, the right to the presence of a parent or guardian, the right to confront and cross-examine witnesses and the right to appeal to a higher authority in all the
stages of the process.
En In 1992[28], the la loi COTUME Law wasa été reformed and réformée et quelques articles ont
été ajoutés pour inclure les garanties procédurales stipulées par la Convention
sur les Droits de l'Enfant et les Règles de Beijing. Parmi ces ajouts, était l'article 48bis
et la modification de
l'article 55 de la loi COTUME, qui établissent les garanties procédurales octroyées dans la procédure
de la justice pour mineurs de Sonora. Selon ces modifications, les garanties
suivantes sont observées pendant la procédure pour mineurs devant le COTUME: La
présomption d'innocence (paragraphe I);, le droit de faire d'informer le parent ou le gardien
sur les accusations (paragraphe
II);, le droit à un avocat (paragraphe
III),; le droit à un avocat nommé par l'éEtat quand aucun autre défenseur n'a été désigné (paragraphe IV),; le droit d'être informé sur le caractère des accusations
(paragraphe V),; le droit de présenter des témoins et d'autres
indices;
(paragraphe VI),; le droit d'avoir accès à toutes les informations
disponibles dans les dossiers et
qui sont liées aux accusations (paragraphe VIII),; le droit de faire recours contre la Résolution Initiale et la Résolution Finale devant le Conseil
Tutélaire, un droit qui peut être exercé
par l'avocat ou le représentant du mineurarticles were added to
include the procedural safeguard established by Convention
on the Rights of the Child and the Beijing Rules. One of the inclusions was
Article 48 bis and amendment to
article 55 of the COTUME law, which establish the procedural safeguards afforded in the Sonora
juvenile justice process. According to these amendments the following guarantees are
observed during the juvenile process before the COTUME: The presumption of innocence (F. I.); The
right to notification of the parent or guardian of the
charges (F. II); The right to counsel
(F. III); The right to a state appointed attorney when no other counsel has
been designated (F. IV); The right to be
notified of the charges (F.V:); The right to
present witnesses and other evidence (F. VI); The right to
confront and cross-examine witnesses (F. VII); The right to have
access to all of the information available from files and the investigation
pertaining to the charges (F. VIII); Right to appeal the Initial and Final Resolution before
the Tutelary Council, which can be exercised by the juveniles attorney or his
representative; (l'article
55).;
The Le Conseil Tutélaire peut initier
toute action, ou modifier,
suspendre ou annuler toute résolution ou mesure imposée à tout moment, prenant
en compte les résultats du traitement.Tutelary Council can initiate any act, modify,
suspend or revoke any resolution or measure imposed at any
moment, taking into account the results of the treatment.
(l'article 55).
1.
The La Presumption Présomption of d'Innocence: la loi COTUME law établit que les jeunes ont le droit d'être
présumés innocents jusqu'à ce que les establishes that
juveniles have the right to the presumption of innocence until authoritiesautorités prouvent leur p their participation in the alleged
actsaux faits
présumés. Presumption La présomption of d'innocence grants donne aux citoyens une protection citizens generalgénérale qui les empêchent d'être traités comme des criminels par les protection from being singled out by the authoritiesautorités avant que leur culpabilité n'ait été établie dansdevant un tribunal. Ce précepte est étranger au système
pénal mexicain. Cette présomption
n'est incluse dans aucun des codes pénaux et aucun desni codes de procédure pénale. Seul le
système de justice pour
mineurs affirme cette présomption.as criminals before their guilt has
been established in a court of law. This
precept is foreign to the Mexican criminal
system. There is no inclusion of this presumption in any of
the criminal codes or criminal procedural codes. Only the
juvenile justice system states this presumption.
2.
The Right to be Notified of the ChargeLe droit d'être informé sur les accusations: According to theSelon la loi COTUME COTUME: "Law “Within Dans a les 24 heures qui suivent lsa mise en détention du mineur sous la garde du cConseil, ille mineur doit être informé d'une manière
claire, dansen la présence de son avocat, sur
l'identité de la personne qui l'accuse, le mineur de l'infraction; le caractère et la causela nature des accusations; et son droit de garder les
silence, tout en ayant l'occasion, lors de cette notification, de faire une déclaration
initialelapse of 24 hours counting from when the juvenile
was under custody of the council he or she must
be notified in a clear manner, in the presence of his attorney, the name of the
person who is accusing the juvenile of the charges; the nature and
the cause of the charges; and his right to remain silent, having the opportunity during this
notification to render an initial declaration[29].” These Ces guarantiesgaranties ajoutent une protection supplémentaire aux droits du mineur, afin de fourniren fournissant aux jeunes les informations nécessaires
pour préparer une bonne défense. provide added assurance that the
juvenile’s rights are protected, in order to provide juveniles the necessary
information to prepare a proper defense.
3. Le droit de garder le silenceRight to remain silent:
la loi COTUME law establishes that stipule que les minors mineurs have the right to remainont le droit de garder le
silencet. This basicCe droit fondamental est censé éviter que l'accusé s'incrimine soi-même.
Cependant, le fait
d'ajouter la possibilité d'une right tries
to avoid self-incrimination of a juvenile subject to process. However, the
insertion of the opportunity for an initial declarationdéclaration initiale par le mineur pourrait
être interprété by comme contredisant le droit de garder le silencethe juvenile
could be construed as contradictory to the right
to remain silent.
4.
The Right to CounseLe droit à un défenseurl: Article La section III de l'article 48bis states in section
IIIaffirme qu'un
mineur ou ses représentants légaux ont le droit de désignerrecourir, à leurs propres frais, à un avocat accrédité, afin d'assister légalement le mineur
pendant le procès et lors de la prononciation de mesures d'orientation ou mesures
protectrices institutionnelles ou non-institutionnelles. De plus, la section IV établit le
droit à une défense légale gratuite,
quand le mineur n'a pas désignérequis un avocat. Dans ce dernier cas, l'affaire sera confiée à un avocat du Bureau d'ÉEtat pour la Protection des Mineurs et des Familles (SOPMF). C'est la responsabilité de
l'avocat nommé par l'éEtat de fournir de l'assistance légale au mineur
une fois qu'il est sous la garde des autorités COTUME, et pendant toutes les étapes
du procès, y compris au moment de la prononciation de mesures d'orientation ou
mesures protectrices institutionnelles ou non-institutionnelles. Ce droit
devrait garantir un avocat dans les 72 heures. La loi COTUME ne prévoit pas la représentation d'un mineur par solui-même.
6.
The Right to Confront and Cross-examine WitnessesLe droit d'affronter et
contre-interroger les témoins: This Ce droit permet aux mineurs de se défendre en se confrontant à ceux qui les accusent d'avoir commis un right allows juveniles to defend themselves
by confronting those who claim they have committed a crime. This is . Ceci est important becauseparce que, comme il a été observé, le fait de
contre-interroger les témoins pourraitpeut aider à prouver l'innocence d'un
mineur. La Loi COas evidenced, cross-examining witnesses could help
prove a juvenile’s innocence. COTUME Law
affirme que le
droit de contre-interroger ceux qui ont témoigné contre le mineur appartient aux
droits fondamentaux.states as part of the basic rights the one to
cross-examine those who have declared against the juvenile.
7.
The Right to Appeal to a Higher AuthoritLe droit de faire recours à une
autorité supérieurey: Il existe un droit de faire recours, mais il s'applique
uniquement à la Résolution Initiale et à la Résolution Finale, et seulement devant le même
Conseil COTUME qui a prononcé la même Résolution et non pas devant une autorité
séparée etou supérieure.There is a right
of appeal but it is applicable to the Initial and Final Resolution, only before
the same COTUME Council that issued the same Resolution, not to a
separate and higher authority.
Conclusions
The L'analyse de la is loi of the COTUME law was two-pronged. a eu deux côtés. The first part of
theLa première
partie de l' analyseis uncovered a révélé plusieurs several sections éléments procéduraux de la justice des mineurs qu'il faut abroger, modifier ou inclure dans
la législation locale. L'article 40 de la Convention de l'ONU sur les Droits de l'Enfant énumère les
droits suivants, qui sont inclus dans la loi mexicaine sur le COTUME: la présomption
d'innocence, le droit d'être informé sur les accusations, le droit à un défenseur,
le droit d'avoir un parent ou un gardien présent, le droit de confronter et contre-interroger les témoins, et le droit de faire recours à
une autorité supérieure.
Ces droits doivent être présents à toutes les étapesstades de la procédure. Le droit de
garder le silence figure aussi dans la loi COTUME. Même si la Convention
établit que les mineurs ont le droit à la présence d'un parent ou d'un gardien,
les jeunes se voient privés de ce droit pendant le procès. La loi COTUME exige seulement que les parents ou gardiens soient informés si leur
adresse est connue. Le droit de faire recours à une autorité supérieure, à toutes les étapes du procès, n'est pas prévu par la loi COTUME.
Cette loi octroie le droit de faire recours lors de la Résolution Initiale et la Résolution Finale. Cependant, cette autorité chargée
d'auditionner le recours est la même autorité qui a décidé la première
résolution; c'est donc une autorité qui n'est ni distincte
ni supérieure.
of the juvenile justice process that needs to be
annulled, amended or included in local legislation. Article 40 of the UN Convention of the
rights of the Child enlist the following rights, which are included
in Mexican COTUME law: the presumption of innocence, the right to be notified
of the charges, the right to counsel, the
right to the presence of a parent or guardian, the right to confront and
cross examine witnesses and the right to appeal to a
higher authority. These rights should be present in all stages of the
proceeding. Right to remain silent is also stated in the COTUME
Law. Even though Convention establishes that minors have the
right to the presence of parent or guardian,
juveniles lack this right during process COTUME Law only requires
notification of these if the address of these is known. The right to appeal to
a higher authority, in all the stages of the proceeding is not provided
by the COTUME law. This law grants the right of appeal of the Initial and the Final Resolution. However, the
authority in charge of hearing the appeal is the same authority that determined the first
resolution; it is neither a distinct or higher authority.
In Pour résumer, les droits procéduraux fondamentaux élaborés dans la Convention onusienne sur summaryles Droits de l'Enfant sont inclus
dans la loi , the basic procedural rights included in United Nations Convention
for the Rights of the Child are included in the COTUME COTUMElaw. HoweverCependant, cette étude atteste la
nécessité d'une modification de la loi en établissant une, this study documents the need for a modification of law in
establishing a higher authorityautorité for supérieure pour les recours et informant obligatoirement lesappealing and
mandatory parents notification.
Table 1 CorrespondenceCorrespondance between entre les droits procéduraux fondamentaux selon la Convention
de l'ONU sur les Droits de l'Enfant et la Loi de l'État de Sonora sur la Justice des Mineurs
Basic procedural rights the U.N. Convention on the
rights of the child and the Juvenile Justice Law in Sonora
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Article 40, section 2.b (i)
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Article 48 bis. Section I
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Article 40, section 2.b (ii) |
Article 48 bis Section V |
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Article 40, section 2.b (i) |
Article 48 bis Section V |
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Article 40, section 2.b (iii) |
Article 48 bis. Section III & IV |
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Article 40, section 2.b (iii) |
Article 48 bis. Section II & Article 55
& 39
Note: |
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Article 40, section 2.b (iv) |
48 bis. Section VII |
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Article 40, section 2.b (v) |
Article 55
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INTERDICTION DE
L’APPLICATION DE LA PEINE DE MORT POUR LES ADOLESCENTS AUX ETATS-UNIS
D’AMERIQUE
L’acceptation des principes du Droit International des Droits de l’Homme
comme préceptes universels, l’observation des expériences existantes dans
d’autres pays et le consensus croissant national et international contre
l’exécution d’adolescents se trouvent parmi les fondements utilisés par la Cour
Suprême de Justice des Etats-Unis le 1er mars 2005 pour l’interdiction
de la peine de mort qui a été déclarée pour les personnes de moins de 18 ans.
Avec cette précision, la Cour Suprême des Etats-Unis a résolu accepté l’appel
présenté par Christopher Simmons dans la cause judiciaire connue comme Roper
contre Simmons.
En septembre 1993, dans l’Etat du Missouri, Christopher Simmons, qui avait
alors 17 ans, a réalisé un vol qui s’est terminé par l’assassinat d’une femme.
Simmons a été déclaré coupable et condamné à la peine de mort et son exécution
fixée pour le 1er mai 2002. Ses avocats ont fait appel au verdict
dont le traitement est allé jusqu’à la Cour Suprême des Etats-Unis.
Les exécutions d’adolescents ont été suspendus dans tout le pays en
attendant que la Cour Suprême étudie le cas Roper contre Simmons.
Finalement, le 1er mars dernier, la Cour Suprême, dans un
verdict divisé de 5 votes contre 4, s’est prononcée en déclarant inconstitutionnelle
la peine de mort pour les personnes de moins de 18 ans car elle est considérée
comme une violation au 8ème amendement à la Constitution
nord-américaine qui signale que : "“ Il ne sera pas exigé de caution
excessive, on n’imposera pas non plus d’amendes excessives et l’on n’infligera
pas non plus de punitions cruelles ni inusuelles ”.
La Cour Suprême a assumé que les exécutions d’adolescents constituent une
punition cruelle et inusuelle étant donné qu’elles s’appliquent contre des personnes
en processus de formation et par conséquent, dont les personnalités sont plus
vulnérables et impulsives et qui ont également de plus grandes capacités pour
se réinsérer.
La Cour suprême a fondé cet argument sur différents documents présentés par
de prestigieuses organisations de professionnels. L’Association Médicale des
Etats-Unis ainsi que sept autres organisations qui ont affirmé que les lobes
frontaux –où se situent les fonctions de mentalisation qui aident à comprendre
les processus mentaux des autres personnes, à contenir les pulsions et à calculer
les risques- sont l’une des dernières régions du cerveau à mûrir.
C’est l’application du droit spécifique de l’adolescent à qui l’on
reconnaît ses différences au sein d’un système de justice et de punition
construit à partir d’une perspective adulte et avec un faible niveau de
tolérance.
Dans cette ligne innovatrice, la Cour Suprême s’est également appuyée sur
le Droit Comparé International où l’on observe une tendance à l’abolition de la
peine de mort en général et une diminution des exécutions juvéniles.
Ainsi, la Cour Suprême des Etats-UnisÉEtats-Unis a utilisé les expériences
et les manières d’agir étrangères pour résoudre une affaire interne et par conséquent,
elle a appliqué les instruments internationaux des Droits de l’Homme, parmi
lesquels se trouve la Convention sur les Droits de l’Enfant.
Cette décision montre un progrès dans le traitement des sujets relatifs aux
Droits de l’Homme de la part du système de justice nord-américain et, en même
temps, cela réaffirme la validité d’un principe juridique international qui,
par la suite, peut s’appliquer aussi à d’autres cas. Ce principe indique
qu’au-delà de la ratification des instruments internationaux – les Etats-UnisÉEtats-Unis n’ont pas ratifié
la Convention sur les Droits de l’Enfant- les principes des Droits de l’Homme
sont universels et ont été acceptés par les tous les Etats au moment de faire
partie des organisations de la communauté internationale.
En 2002, la Cour Suprême des Etats-UnisÉEtats-Unis a également aboli
la peine de mort pour les personnes souffrant de problèmes mentaux, en
s’appuyant sur des fondements similaires et en appliquant le huitième amendement
à la Constitution, ce qui a sauvé la vie à 300 personnes.
Jusqu’à cette année, les Etats-UnisÉEtats-Unis et la Somalie
étaient les seuls pays à accepter l’exécution de mineurs. On sait que depuis
1990, les Etats-UnisÉEtats-Unis sont responsables
de pratiquement la moitié des exécutions d’adolescents connues publiquement
dans le monde : 19 exécutions sur un total de 39. Sur les 50 EtatsÉEtats qui composent les Etats-UnisÉEtats-Unis, 38 appliquent la
peine de mort et, parmi ces derniers, 19 l’appliquent contre des personnes mineures.
Grâce au verdict du cas Roper contre Simmons, la Cour Suprême a sauvé la
vie de 72 jeunes reclus qui attendaient l’arrivée des dates de leurs exécutions
pour des délits commis quand ils avaient 16 ou 17 ans.
Bien qu’il existe encore 3.328 reclus adultes qui attendent leur exécution
dans les 38 EtatsÉEtats où s’appliquent la
peine, la décision dans le cas Roper contre Simmons marque une victoire dans le
chemin vers l’abolition totale de la peine de mort.
De même, grâce à sa décision assumée, la Cour Suprême des Etats-UnisÉEtats-Unis reconnaît
l’importance du Droit International par rapport au Droit Interne,
l’interdépendance qui existe entre les EtatsÉEtats et le fait que tout EtatÉEtat est tenu de respecter les
préceptes universels en matière de Droits de l’Homme.
16ème Congrès de
l’Association internationale de recherche en criminologie juvénile (AIRCJ):
Évolution ou
rupture? La justice des mineurs en question
Paris, France
8-11 mars 2006
Appel à contributions dans les ateliers
(texte et présentation orale de 15 minutes au maximum,
en français ou en anglais).
Deux types de contribution sont attendus:
1.
Les changements dans la justice des mineurs:
fonctionnement des institutions et des interventions.
2.
Les changements dans les comportements des acteurs:
les jeunes et leur famille, les professionnels.
Les propositions de
contribution (maximum 1’500 signes)
sont à envoyer avant le 15
septembre 2005 à: iarjc16@grass.cnrs.fr
Pour tout renseignement, contacter:
iarjc16@grass.cnrs.fr
CONFÉRENCE INTERNATIONALE
100 ANS DE LA PROTECTION DE L'ENFANT
UNE
PERSPECTIVE NATIONALE ET INTERNATIONALE
RECOMMANDATIONS POUR L'AVENIR
AMSTERDAM, PAYS-BAS
28 novembre – 1er décembre 2005
Lieu : L'Université
Libre d'Amsterdam et de la Haye
Langue : Anglais
Taxes
d'inscription : Membres Avant le 1 sept 05 350
euros
Après le 1 sept 05 400 euros
Non-Membres Avant le 1 sept 05 425 euros
Après le 1 sept 05 475 euros
L'inscription
comprend : Cérémonies d'Ouverture et de Clôture,
Participation
à toutes les Sessions
Documentation
de la Conférence, pauses-café
Pour plus d'informations contactez: www.childprotection2005.nl
SEXUALL' EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS OF CHILDREN
Maria Eugenia Villarreal PhD
ECPAT
June ’05
As you read this headingLe temps que vous lisezde lire ce titre,
a child is being traffickedun enfant somewherese fait trafiquerest victime du trafic
sexuel quelque part dans
le monde et forcéer à in the world and
forced to have sex for moneyavoir
des relations sexuelles
money that will go into someone else’s pocketpour de l'argent qui finira dans la
poche d'un autre.
Trafficking of children for sexual purposes is not
newLe
trafic sexuel
des enfants à des fins sexuels n'est pas un
phénomène nouveau.
Cependant, il semble
être en augmentation et acquérir des nouvelles However it appears
to be increasing and acquiring new dimensions
in thedans le contexte réecent
context ofde la globaliszation.
Il se peut que l'enfant en question ait été kidnappé aux Philippines puiset réduit à l'esclavage dans un bordel de Bombay. L'Cet enfant pourrait êtr,e un garçon ou une fille de Thaïlande, aurait été vendu par ses parents à un trafiquant qui l'aet transporté chez un client japonais
riche. Ou peut-être une jeune fille a été attirée depuisdans un centre commercial du Midwest à
New York par la promesse d'une carrière de mannequin, pour se retrouver à
travailler dans la rue sous la surveillance d'un proxénète armé,. ou bienOu encore des enfants peuvent être transportés par des
trafiquants le long d'un
"pipeline" qui va de Vancouver à la Côte Ouest des États-Unis et ensuite à Honolulu.
Selon des études récentes, on estime que 10
millions d'enfants, y compris 200.000 à 300.000 aux ÉEtats-Unis, sont exploités
sexuellement chaque année dans le monde. Rien qu'enEn Asie, plus d'un million de femmes sont vendues comme
prostituées chaque année.
En 1997, les Nations Unies ont estimé que les exploiteurs
sexuels et les autorités publiques corrompues qui se livreant au trafic humain international
ont tirégagné un bénéfice
de US$7 milliards de bénéfices de leurs activités. Si ces calculs sont justes, la traite des personnes
est désormais plus lucrative que le commerce internationale d'armes illégales.
Dans certains cas, un agent trafiqueurant peut promettre à une fille un bon
emploi dans un autre pays. Lorsqu'elle arrive, on lui prend son passeport et la force à travailler comme prostituée.
D'autres filles peuvent simplement être kidnappées et emmenées dans un autre
pays. Une raison pour
laquelle dles femmes étrangères sont dles cibles principales relève
duest le fait que la
demande dans un pays peut surpasser le nombre de femmes indigènes disposées à devenir
des prostituées. De plus, il est beaucoup plus difficile pour une fille ainsi réduite à l'esclavage de s'échapper dans un pays où la langue
et la région lui sont étrangères. Même si elle s'échappe, elle ne peut pasplus rentrer chez elle à cause de la stigmatisation sociale et des
questions de citoyenneté. Sans papiers, elle est considérée sans nationalité.
L'explosion du trafic sexuel est encouragée par les exigences de plus en plus grandes de
l'industrie du sexe à la fois en Occident et en Orient. Par exemple, des hommes occidentaux paient pour faire du "tourisme sexuel"
dans des pays où on leur fournira des jeunes filles. Malheureusement, la
propagation sdu SIDA n'a pas découragé la croissance de
l'industrie du sexe - elle a plutôt incité les trafiquants à chercher des
filles encore plus jeunes, qui, probablement, ne seront plus probablement sans infectionpas infectées. Bon nombre de ces filles ne
s'échapperont jamais. D'autres mourront du SIDA et d'autres maladies contagieuses, et certaines recourront au suicide.
Children might have been kidnapped from Philippines
and enslaved in a Bombay brothel. Children could be a boy or a girl Thai, sold
by their parents to a trafficker who has taken her/him to a wealthy Japanese
client. Or perhaps a child girl is lured from a mall in the Midwest to New York
by the promise of a modeling career, only to find herself working the streets
under the watchful eye of an armed pimp, or children could be moved by
procurers along a “pipeline” that runs from Vancouver to the West Coast and
then to Honolulu.
Recently studies estimate 10 million children,
including 200,000-300,000 in the U.S.A, are sexual exploited every year in the
world. In Asia alone, more than one million women are sold into prostitution
each year.
In 1997 the United Nations estimated that sexual
exploiters and corrupt public authorities engaged in international trafficking
in persons extracted US$7 billion in profits from their activities. If these calculations are accurate, trafficking
in human beings is now more lucrative than the international trade in illicit
weapons.
In some cases, a trafficking agent may promise a
girl a good job in another country. When she arrives, her passport is taken,
and she is forced to work as a prostitute. Other girls may simply be kidnapped
and taken to another country. One reason that foreign females are targeted is
that the demand in a country may be greater than the number of domestic women
who are willing to be prostitutes. It is also much more difficult for an
enslaved girl to escape in a country where the language and area are foreign.
Even if she does escape, she cannot return home because of the social stigma
and questions of citizenship. Without documentation, she is considered
stateless.
The proliferation of sex trafficking is encouraged
by the growing demands of the sex industry in both the East and West. For
example, Western men pay for “sex tours” in countries where they will be
provided with young girls. Unfortunately, the spread of AIDS has not discouraged
the sex industry’s growth – instead, it has led traffickers to seek even
younger girls, who are more likely to be disease-free. Many of these girls will
never escape. Some will die of AIDS and other communicable diseases, some will
resort to suicide.Le protocole de l'ONU pour Pprévenir, Ssupprimer et Ppunir la Ttraite des Ppersonnes, Ssurtout des Ffemmes et Eenfants, Ssupplément à la Convention de l'ONU cContre la Ccriminalité tTransnationale oOrganisée (2000), définit le trafic sexuel comme
toute action liée au recrutement et/ou transfert, ou accueil de personnes, avec ou sans le
consentement ou la connaissance de la victime, à l'intérieur ou à l'extérieur des frontières nationales ou à travers les frontières par
des menaces, l'utilisation de la force ou d'autres formes de contrainte, enlèvement, tromperie, abus de
pouvoir ou d'autorité, profitant de la vulnérabilité de la personne.
Le trafic sexuel s'accomplit par la violence directe ou indirecte,
ou des menaces de violence, abus d'autorité ou d'une position dominante, asservissement pour payer des
dettes, la tromperie ou
d'autres formes de contrainte.
Malgré les efforts consacrés à la prévention, la
protection et l'assistance pour lesaux enfants trafiquésvictimes de trafic
sexuel, il ne parait pas qu'on aitn'y a pas eu un d'impact significatif sur le
problème.
Jusqu'à ce jour, il n'y eu presque
aucune contribution dule secteur de la santé publique n'a que très peu
contribué aux efforts pour combattremenés contre l'exploitation sexuelle des
enfants. Comme c'est ledans le cas avec d'autred'autres violations des droits humains des enfants, une contribution des
professionnels de la santé publique est nécessaire afin de: 'identifier les facteurs de risque pour les enfants victimes au niveau
local, national et global afinet de mettre en œuvre des programmes
appropriés de prévention,; d'aider les gouvernements et les organisations des droits de l'homme à mieux estimer le nombre
d'enfants qui sont sexuellement exploités,er; d'identifier et d'évaluer des stratégies de secours
et de prévention;, ainsi que de et développer des principes directeurs pour soigner
dans l'immédiat et à long terme les enfants victimes de la prostitution.
L'exploitation sexuelle des enfants viole les
droits humains des enfants et a pour résultat une mortalité et une morbidité importantes. Beaucoup des 'enfants victimes souffrent de nombreux problèmes de santé, y compris, telles que des maladies infectieuses, des maladies
chroniques, des problèmes de santé généstique, des abus de stupéfiants, des
maladies mentales et de la violence. Beaucoup de filles qui tombent enceintes subissent des grossesses et des accouchements à haut risque., et leursLeurs enfants souffrent souvent d'un
poids faible à la naissance et d'anomalies congénitales. Ils sont parfois, et peuvent être abandonnés ou subiret subissent à leur
tour des abus.
Dans de nombreux pays, les enfants filles subissent la discriminationsont discriminées dès unleur bas âge. Pour beaucoup de ces filles, il n'y a aucune
possibilité de se mettre
à l'abri de ce sexisme -
c'est une partie intégrante de leur culture, et renforcée par des familles strictes et le comportement familial:
beaucoup de filles reçoivent moins de nourriture que leurs pères et frères. Et
quand l'argent disponible
pour éduquer les enfants
est très limité, c'est
aux enfants masculins qu'on donne la préférence.
Les filles adoptent le rôle stéréotypé de leurs
mères:; maltraitées et soumises, elles sont reléguées aux
taches ménagères. Le public considère
les filles et les femmes comme des
objets sexuels et les metplace dans les catégories restreintes d'animatrices dans les clubs et
bars, des
candidates dans des concours de beauté, ou bien des stars dans des films osés ou pornographiques.
Les attitudes sexistes et discriminatoires des
sociétés sont difficiles à combattre. Elles sont aggravées par des problèmes de pauvreté extrême, la
globalisation, ldes campagnes agressivefs de tourisme, ldes images négatives des femmes dans les
médias de masse, ainsi que la pornographie et les "chatrooms" sur
Internet. Si on y ajoute les frontières facilement
franchissables et l'exportation dude la main d'œuvre, ces facteurs font des femmes et des enfants des victimes faciles
du trafic sexuel et d'autres formes d'exploitation sexuelle, à la maison et à
l'étranger.
Le trafic et l'exploitation sexuelle des femmes et
des enfants ne sont pas du tout une
priorité dans beaucoup de pays. Par conséquent, il a été difficile pour les
victimes de chercher des
réparations pour la violence et les abus commis contre elles. Cependant,
puisque le trafic des enfants à des fins sexuelles atteint des proportions globalesénormes, de nombreux pays s'apprêtent à
promulguer des lois anti-trafic et promeuvent la justice et la protection pour les victimes.
Des instruments et des conventions universellement
acceptés fournissent un cadre solide pour lesaux lois anti-trafic. Parmi ces
instruments, on compte: la Déclaration Universelle de
l'ONU sur les Droits de l'Enfant,; des conventions de l'ONU sur les droits de l'enfant, la protection des travailleurs immigrés et leurs familles et l'élimination de toutes les formes de
discrimination contre les femmes,; la Convention Contre la Criminalité Transnationale Organisée, y compris
son protocole pour prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, surtout
des femmes et des enfants; et la Convention sur les pires formes du travail
des enfants.
Une loi anti-trafic doit être une étape clé dans la
promotion de la dignité humaine et la protection des personnes,
particulièrement des femmes et des enfants, contre toute menace de violence ou
d'exploitation. Elle doit
chercher à éliminer le trafic, établir des mécanismes institutionnels pour la
protection et le soutien des enfants trafiquésvictimes de trafic et prévoir des sanctions pour desen cas de violations de cette loi. La loi
anti-trafic doit reconnaître que les enfants trafiquésexpoités sont des victimes, et en tant que
tels ne seront pas pénalisés pour des crimes directement liés à un acte quelconque relevant de le traite des personnes. De cette façon, le consentement d'une personne trafiquée est considéré sans
importance en jugeant la
traite des personnes.
La loi doit également couvrirprotéger des étrangers qui sont trafiquésexploités dans un pays tiers. Ils ont droit
à la même protection et assistance, et aux mêmes services rendus aux enfants trafiquésexploités, et ils doivent avoir le droit de rester dans le pays aussi
longtemps que nécessaire pour poursuivre les responsables en justice.
La "traite des personnes" est définie comme n'importe quelpar des actes suivants, commis par une
personne ou par une organisation, à des fins de prostitution, pornographie,
exploitation sexuelle, travail forcé, esclavage, service involontaire
ou asservissement pour
payer des dettes:
par la menace ou le recours à la force ou à d’autres
formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou
d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements
ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur
une autre aux fins d’exploitation:
UN Protocol to Prevent, Suppress and Punish
Trafficking in Persons, Especially Women and Children, Supplementing the UN
Convention Against Transnational Organized Crime (2000) defines sex trafficking
as all acts involved in the recruitment and/or transport, transfer or harboring,
or receipt of persons with or without the victim’s consent or knowledge, within
or across national borders by means of threat or use of force or other forms of
coercion, abduction, fraud, deception, abuse of power or of position, taking
advantage of the vulnerability of the person.
Sex trafficking is accomplished by means of direct
or indirect violence or threat of violence, abuse of authority or dominant
position, debt-bondage, deception, or other forms of coercion.
Despite the efforts addressed prevention, protection
and assistance to trafficked children significant inroads into the problem do
not appear to have been made.
To date there has been virtually no public health
contribution to the efforts to combat sexual exploitation of children. As with
other human rights violations of children, the contribution of public health
professionals is needed to identify risk factors for child victims at the
local, national, and global level so appropriate prevention programs can be
implemented; to assist governments and human rights organizations to better
estimate the number of children who are sexual exploited; to identify and
evaluate rescue and prevention strategies; and develop guidelines for the immediate
and long-term care of children who have been prostituted.
Sexual exploitation of children violates the human
rights of children and results in significant morbidity and morality. Many
child victims suffer from numerous health problems including infectious
diseases, chronic diseases, reproductive health problems, substance abuse,
mental illness, and violence. Many girls who become pregnant have high-risk
pregnancies and deliveries and their infants often suffer from low birth
weight, birth defects, and may be neglected and abused.
In many countries, female children experiences discrimination early in life.
For many of these girls, there is nowhere to hide from gender bias – it is
entwined in their culture and it is reinforced by family structures and behaviors,
many girls receive less food than their fathers and brothers. And, when money
for education is scarce, it is the male children that are given preference.
The girls take on the stereotypical role of her mother; abused and submissive,
relegated to domestic work. The public considers girls and women as sex objects
and typifies them as club/bar entertainers, beauty pageant contestants and racy
or pornographic film stars.
Society’s gender biases are difficult to combat. They are compounded by
problems of extreme poverty, globalization, aggressive tourism campaigns,
negative portrayals of women by mass media, online pornography and chat-rooms.
Combined with porous borders and the export of workers, these factors cause
women and children to become easy victims of sex trafficking and other forms of
sexual exploitation, at home and abroad.
Trafficking and sexual exploitation of women and
children hardly mattered to many countries. This made it difficult for victims
to seek legal redress for the violence and abuses committed against them.
However, with the sex trafficking of children reaching global proportions, many
countries are promoting to enact Anti-trafficking laws and are promoting
justice and protection for victims.
Universally
accepted instruments and conventions provide a strong framework for the
anti-trafficking laws. These include the UN Universal Declaration on Human
Rights; UN conventions on the Rights of the Child, Protection of Migrant
Workers & their Families and Elimination of all Forms of Discrimination against
Women; the Convention against Transnational Organized Crime including its
Protocol to Prevent, Suppress & Punish Trafficking in Persons Especially
Women & Children; and the Convention about the Worst forms of Child Labour.
The anti-trafficking law must be a milestone in the promotion of human dignity
and protection of persons, particularly women and children, against any threat
of violence or exploitation. It must seek to eliminate trafficking, establish
institutional mechanisms for the protection and support of trafficked children
and provide penalties for violations of this law. The anti-trafficking law must
recognize that trafficked children are victims and as such, are not penalized
for crimes directly related to any act of trafficking. Thus, a trafficked
person’s consent to the intended trafficking is deemed to be irrelevant.
The law also must cover foreigners who are trafficked in the third country.
They are entitled to the same protection, assistance and services given to
trafficked children and must be allowed to remain in the country for as long as
is necessary to prosecute offenders.
‘Trafficking’ is defined as any of the following acts, committed by a person or
entity for the purpose of prostitution, pornography, sexual exploitation, forced
labor, slavery, involuntary servitude or debt bondage:
a)
Le recrutement, le transport, le transfert,
l’hébergement ou l’accueil de personnes sous le prétexte de leur procurer un
emploi, un cours de formation ou un
apprentissage, dans leur propre pays ou à l'étranger.recruiting, transporting, transferring, harboring,
providing or receiving a person on the pretext of domestic or overseas
employment, training or apprenticeship.
b)
introducingL'introductionLa présentation de toute femme à une personne de nationalité
étrangère sous le prétexte
ded'un mariage avec l'pour objectif de la vendre dans la prostitution, ainsi que toute offre ou contrat de mariage dans
ce but. or matching for
a consideration any woman to a foreign national for marriage for the purpose of
trading her for prostitution. offering or contracting marriage
c)
undertakingEntreprendre, planifier ou organiser des voyages organizing tours and travel plans;
d)
maintaining Maintenir ou embaucher une personne, ouor hiring a person, and
e)
adoptingEffectuer ou faciliter une or facilitating adoption adoption.
Toute action inappropriée - recrutement, embauche,
adoption ou transport de personnes ou d'enfants pour l'enlèvement ou la vente d'organes à
l'étranger, ou tout recrutement d'enfants pour des activités armées dans leur
pays ou à l'étranger, doit aussi compter comme des actes de trafic humain.
Une personne peut être tenue responsable, aux termes de la loi, d'avoir promu ou facilité la traite des personnes, du fait d'avoir
entrepris une ou plusieurs des actions suivantes:
Any undue recruitment, hiring, adoption or movement of persons and children for
removal or sale of organs or, for children, to engage in armed activities or
abroad also must be considered acts of trafficking.
A person may be held liable under the law for promoting or facilitating
trafficking by doing any or a combination of the following acts:
·
KnowinglyLouer un terrain ou un bâtiment en connaissance de cause; leasing space or building
·
FurnishingFournir des faux certificats afin de
satisfaire aux exigences et règlements de l'état avant le départ; fictitious certificates to comply
government regulatory and pre-departure requirements
·
Publishinger de la propagandapropagande; materials
·
AssistingAssister dansParticiper à la sortie du pays et l'entrée dans
le pays de personnes munies de fauxsses in the exit
and entry of persons from/to the country with fraudulent ddocuments;
·
Confisquer ou détruire des
passeports ou documents personnels afin d'empêcher les personnes trafiquéesexploitées de quitter le pays ou d'obtenir de
l'aide; ou bienDepriving or
destroying passports and personal documents to prevent trafficked persons from
leaving the country and for obtaining assistance; or
·
KnowinglyProfiter, en connaissance de cause,
des services de personnes maintenues dans une benefiting
services from persons held to a condition of involuntaryde servictude involontaire, ftravail forcé ou esclavageorced labor or slavery.
Des peines
d'emprisonnement plus lourdes doivent être infligées aux coupables dans des
circonstances spéciales:Harsher penalties of imprisonment must be inflicted
on offenders in special circumstances such as:
·
WhenQuand la personne trafiquéeexploitée est un enfant (âgé de moins de 18
ans) ou un adulte dans l'impossibilité de prendre soin de soilui-même the trafficked person is a child
(aged under 18 years) or an adult unable to care for self ;
·
WhenQuand une adoption isest effectedeffectuée aux termesen violation de la Loi Internationale sur
l'Adoption; under the
Inter-country Adoption Law
·
WhenQuand les actes sont commis par un gang (un groupe de trois personnes
ou plus en complot) ou sur une grande échelle (contre trois personnes
ou plus);committed by a
syndicate (group of three or more persons in conspiracy) or in large scale
(against three or more persons)
·
Quand les actes sont commis par une
personne exerçant l'autorité parentale sur la victime, ou par un fonctionnaire
ou employé de l'éEtat;When committed by a person
exercising parental authority over the victim or by a public officer or employee
·
Quand la personne trafiquéeexploitée est recrutée pour être prostituée
en conjonctionconnivence avec des agencesservices militaires ou policièresers;When the trafficked person is recruited to engage
in prostitution with military or law enforcement agencies
·
Quand la personne coupable est un
membre d'une
agencedépartement militaire ou policièreer;When the offender is a member of the military or a
law enforcement agency
·
whenQuand, à cause du trafic ou lors de l'opération, la by reason or on occasion of the trafficking, the victime diesmeurt, becomesperd son équilibre mental, souffre d'une insane, suffers mutilation, ou est affligée par le virus de l'immunodéficience humaine
(VIH) ou par le syndrome
immunodéficitaire acquis (SIDA). or is afflicted with human immunodeficiency virus
(HIV) or the acquired immune deficiency syndrome (AIDS).
The anti-trafficking lawCette loi contre le trafic doit must authorizeautoriser les tribunaux à ordonner la the
courts to order the confiscation anddes bénéfices tirées du trafic humain. forfeiture of the proceeds and
instruments derived from
trafficking.
Trafficked children abroad must beLes enfants trafiquésexploités à l'étranger doivent être rapatriés
indépendamment du fait que leur voyage dans un autre pays soit documenté ou non. Si
le rapatriement va exposer la repatriated regardless of whether
their travel to another country is documented or not. If repatriation will expose the victime to greater risksà des plus grands risques, thele pays d'accueil doit accorder à
la victime une host country must give the victim an extension ofdeprolongation du permis de séjour et de la residency permit and protection.
HoweverCependant, traffickingla traite des personnes doit compter parmi les crimes
passiables d'extradition.
Toute personne au courant d'un cas de traite des personnes
doit déposer une plainte auprès du tribunal de la juridiction où ledu lieu de
commission du crime a été commis ou du lieu de
résidence de la victime réside victime.
Dans le cas d'un témoin enfant, il faut effectuer
une seul interview par un groupe
pluridisciplinaire de professionnels, enregistrée sur cassette audio ou vidéo. L'enfant ne souffrira donc pas de l'effet néfaste de se sentir victime une deuxième fois à causeen raison d'une longue interrogation continue.
Finalement, afin de protéger les enfants et les
sauver de l'exploitation sexuelle, les agences gouvernementales doivent avoirpréparer les stratégies suivantes prêts:
·
Des programmes de prévention de
trafic;
·
Des fonds destinés exclusivement
aux programmes afin d'assurer que les personnes trafiquéesexploitées bénéficieront de toute l'attention
nécessaire, et pourront se remettre de leurs expériences et être réintégrées
dans la communauté;
·
Des services divers destinés aux
victimes du trafic, comme des refuges ou d'autres possibilités d'hébergement en
cas d'urgence, des conseillers, de l'assistance juridique gratuite, ainsi que des services médicaux ou
psychologiques, des programmes de formation professionnelle et de l'assistance
éducative aux enfants trafiquésexploités.
in persons shall be included among extraditable offences.
Any person with knowledge of trafficking must initiate a complaint in the court
where the crime was committed or where the victim resides.
In the case of a child witness must only be a single interview by a
multidisciplinary group of professionals recorded in audio or videotape. Thus,
the child does not suffer the damaging effect of feeling re-victimized through
repeated questioning.
Finally, to protect children and rescue them of sexual exploitation, the
government agencies must have the following strategy planning:
·Programs to prevent trafficking;
·Have funds exclusively for programs to ensure the
integral attention, recovery and reintegrate trafficked persons into community;
To make various services available
to victims of trafficking, such as emergency shelter or housing, counseling,
free legal services, medical or psychological services, livelihood and skills
training and educational assistance to trafficked children.

FromSource: Forced Labor: The
Prostitution of Children, U.S. Dept. of Labor, 1996.
“A Non-Governmental
Organization Perspective”, pg 63-71.
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du Plan d'Action conne suite au Congrès Mondial contre l'Exploitation Sexuelle Commerciale
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and it’set son ProtocolProtocole “"TraffickingTraite des in Personnes – EspeciallySurtout Women
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Global Market in Trafficking in Gender Matters Quarterly No.-1 Feb.1999.
-UNIFEM 2002 Trafficking
in Persons from Gender and Human Rights
Perspective in “A comparative Study of Women Trafficked in the Migration
Process (India, Philippines, Thailand and the USA
-World Tourism Organization,
New York, USA, 2004
PRIX
VEILLARD-CYBULSKI 2006
L'Association Fonds Veillard-Cybulski, a comme but, notamment, de récompenser des travaux
particulièrement méritants, surtout ceux qui apportent une contribution
novatrice au perfectionnement des méthodes de traitement des enfants et
adolescents et de leur famille en difficulté.
A cet effet,
elle a institué un Prix
Veillard-Cybulski.
Règles (résumé)
• Le prix est décerné tous les 4 ans à l'occasion du congrès quadriennal de l'Association
Internationale des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille (AIMJF).
• Les travaux des candidats sont remis en français, anglais ou espagnol, en
quatre exemplaires, avec un résumé de dix pages au plus, à l'adresse de l'Association
Fonds Veillard-Cybulski.
• Le prochain prix sera décerné en 2006. Les
travaux doivent parvenir au plus tard le
31 octobre 2005. Ils ne seront pas restitués.
• Le
lauréat recevra un prix de CHF 10'000 (dix mille francs suisses). Le Comité
de l'AFVC détermine, le cas échéant, le montant du second prix. Au cas où des
lauréats seraient classés ex-æquo, il serait procédé à un partage entre eux,
sans que le montant total des prix ne soit augmenté.
Sion, novembre 2002
Les candidatures doivent parvenir à
l'Association Fonds Veillard-Cybulski
à l'adresse ci-dessous au plus tard le :
31 OCTOBRE 2005
Toute demande d'information est à envoyer à
l'adresse suivante:
Association Fonds Veillard-Cybulski
c/o Institut international des Droits de l'Enfant (IDE)
Case postale 4176, CH-1950 Sion 4 - Suisse.
Tél: (+41) 27-205.73.00; Fax: (+41) 27-205.73.02. Email : ide@iukb.ch
Questionnaire
1) Qu’attendez-vous
de l’Association iInternationale des Magistrats
de la Jeunesse et de la Famille ?
2) Souhaitez-vous
maintenir un congrès quadriennal seulement ou faire davantage ? (Comme séminaires spécialisés s...)
Quoi, par exemple ?
3) Seriez-vous
prêt à consacrer du temps à l’organisation d’un congrès régional (plusieurs
pays de votre région) ?
4) Souhaitez-vous
recevoir la Chronique sur support papier ou la version électronique
suffit-elle ?
5) Seriez-vous
prêt à écrire pour la Chronique quand on choisitsur un sujet donné ?
6) Seriez-vous
prêt à vous investir dans les travaux administratifs de l’AIMJF (traduction,
relecture de texte, autres tâches...) Combien d’heures par mois ? Pour
quelle tâche ?
7) Nous
envisageons d’augmenter la cotisation et de porter le montant à CHF 50.-/ 60.-/ 100.-. Cela vous
paraît-il supportable ?
8) Avez-vous
des suggestions pour récolter des fonds au profit de l’Association (trouver des
sponsors...) ? Êtes-vous d’accord de vous impliquer dans cette
fonction ?
9) Seriez-vous
d’accord que votre nom figure sur la liste des membres de l’AIMJF qui serait
publiée une fois par année ?
ThereIl reste encore du temps aux
Membres de l'Association pour répondre au questionnaire ci-dessus, si vous ne l'avez pas déjà fait.
Veuillez m'envoyer votre réponse à l'adresse email suivant avant le 30 septembre 2005.is still time for Association Members
to respond to the above questionnaire
if you have not already done so.
Send your response to me at the
following email address before 30 September 2005.
Willie McCarney, Preésident: w.mccarney@btconnect.com
Déclaration de Bethléem :
Déclaration du Conseil Exécutif International de
Défense des Enfants International basée sur les présentations et discussions de
la conférence internationale « Enfants derrière les barreaux - Une approche fondée sur les droits de l’enfant » de DEI, réuni du 30 juin au 2 juillet 2005, ici à Bethléem,
territoire palestinien occupé.
Les enfants n’ont pas leur place en prison. Les
enfants devraient aller à l’école. Ils devraient pouvoir jouer avec leurs amis.
Ils devraient être avec leurs familles.
Différentes études ont
estimé que plus d’un million de garçons et de filles sont derrière les barreaux
dans le monde, trop souvent détenus dans des conditions horribles, dégradantes,
de surpeuplement et de violence. L’enfermement ne devrait être envisagé que
pour le nombre limité d’enfants qui ont commis des infractions graves et
violentes.
La majorité des enfants
actuellement derrière les barreaux ne devraient pas y être. La plupart n’ont
commis que des délits mineurs et sont toujours en attente d’un jugement. Nombreux
sont ceux qui n’ont commis aucun crime, tels les enfants des rues, les
prisonniers politiques, les réfugiés et demandeurs d’asile, les enfants
souffrant de handicaps mentaux et ceux détenus en dehors de toute procédure judiciaire.
192 Gouvernements se sont
déjà engagés à respecter les principes généraux décrits dans ce document en
ratifiant la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE).
Cependant, des enfants en prison et en détention sont toujours abusés et
oubliés.
Au même moment, de
nombreux pays ont adopté des politiques et des actions répressives. Celles-ci
ont augmenté significativement le nombre d’enfants derrière les barreaux.
Mettre des garçons et des
filles derrière les barreaux et les séparer de leurs familles et communautés
affecte gravement leur développement physique, mental et social. Nombreux sont
ceux qui ne reçoivent pas de nourriture adéquate, de soins médicaux ou
d’éducation. Les enfants sont exposés à des abus physiques, psychologiques et
sexuels et peuvent être infectés du virus du SIDA. La détention conduit à une
stigmatisation à vie qui empêche la réintégration des enfants dans les communautés.
Durant cette conférence
internationale, nous avons appris que des milliers d’enfants palestiniens ont
été arrêtés et sont détenus par les forces d’occupation israéliennes depuis
septembre 2000 pour des raisons politiques, dans une volonté délibérée de
maintenir et de renforcer l’occupation israélienne.
Pour nous, cette situation
est inacceptable. Des milliers d’enfants palestiniens ont été détenus durant
des campagnes d’arrestations massives et arbitraires ces quatre dernières
années et sont souvent utilisés comme otages politiques des processus de
négociations. Ces enfants ne devraient pas être utilisés comme monnaie
d’échange.
Arrêtez de mettre des enfants derrière les barreaux
·
Mettez un terme à l’arrestation et la détention des
enfants qui ne sont pas suspectés d’avoir commis un délit ;
·
Arrêtez de détenir des enfants qui ont commis des
délits mineurs ;
·
Arrêtez de détenir des enfants qui nécessitent des
soins et une protection ;
·
Décriminalisez immédiatement les comportements de
survie tels que la mendicité et le vagabondage, des situations telles que
l’absentéisme scolaire et celles des enfants victimes d’exploitation sexuelle
et autres ;
·
Mettez un terme aux politiques agressives, répressives,
de « tolérance zéro » », qui entraînent des coûts économiques et
sociaux excessifs ;
·
Relâchez immédiatement tous les enfants prisonniers
politiques et mettez un terme à la pratique d’arrestations politiques ;
·
Supprimez les lois discriminatoires, les politiques
et pratiques qui mettent les enfants derrière les barreaux, basées sur la race,
la nationalité, l’ethnie, les statuts socio-économique et autres ;
·
Poursuivez devant la justice ceux qui sont responsables
des arrestations arbitraires et illégales et d’autres violations des droits de
l’homme telles que la torture.
Investissez dans un futur positif pour les enfants :
·
Donnez la priorité et investissez dans des
programmes tels que : les espaces sociaux, les centres communautaires pour
jeunes, les programmes sportifs et culturels, les programmes de soutien, les programmes
d’aide contre le décrochage et l’absentéisme scolaires ;
·
Développez des programmes pour réduire la violence,
promouvoir l’éducation dans les familles et communautés, renforcer les systèmes
d’aide sociale ;
·
Renforcez les possibilités pour les enfants et
leurs communautés de participer aux décisions qui les concernent et renforcez
leurs rôles d’acteur social ;
·
Augmentez les possibilités pour les enfants de développer
des capacités vitales et économiques pour pouvoir subvenir à leurs besoins ;
·
Renforcez et maintenez des systèmes de soin et de
protection, en cey compris des alternatives de prises
en charge et d’autres services d’assistance sociale pour des enfants privés
d’environnement familial et social.
Développez des alternatives restauratrices et
communautaires
·
Mettez en place diverses mesures de diversion
s’appuyant sur la communauté locale, ainsi que des mesures individualisées pour
les enfants ayant commis une infraction, visant à s’attaquer aux causes fondamentales
de leur comportement délinquant de manière réparatrice vis-à-vis des victimes
et de la communauté, par exemple par une médiation entre l’auteur et la
victime, des groupes de conférences familiales, des services communautaires ;
·
Mettez l’accent sur le soutien communautaire en vue
de réduire la stigmatisation, de s’assurer que les enfants évitent la récidive
et d’encourager les enfants à travailler pour un avenir meilleur.
Améliorez les conditions de détention pour les cas
exceptionnels
·
Assurez-vous que la détention en tant que mesure de
dernier ressort soit utilisée pour ces cas exceptionnels quand les enfants
doivent être détenus en raison de la gravité de leur délit ou parce qu’ils
constituent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui ;
·
Créer des systèmes orientés vers les enfants,
distincts du système de justice criminel réservé aux adultes. Les enfants ne
doivent pas être jugés comme des adultes ;
·
Assurez-vous que les enfants soient jugés aussi
vite que possible en limitant la détention sous la surveillance de la police
pour un maximum de 24 heures et en vous assurant que la détention avant la
condamnation soit contrôlée par un tribunal et régulièrement révisée ;
·
Conformez-vous aux standards internationaux pour la
protection physique et psychologique, le bien-être et le développement des
enfants pendant toute la durée de leur détention ;
·
Garantissez une séparation totale entre enfants et
adultes en détention et une séparation sur base du sexe et de leur statut de prévenu
ou de condamné ;
·
Garantissez que les enfants soient informés de
leurs droits et du fonctionnement du système de justice juvénile pendant qu’ils
sont en détention.
Etablissez des plans nationaux afin de réduire le
nombre d’enfants derrière les barreaux
·
Développez des mécanismes effectifs pour mesurer,
contrôler et établir des rapports sur le nombre de garçons et de filles derrière
les barreaux ;
·
Développez un plan d’action afin de réduire le
nombre d’enfants derrière les barreaux qui inclue l’établissement de principes
de base et les moyens pour réduire de 50% ce nombre dans les 10 prochaines années ;
·
Dispensez des formations obligatoires et de qualité
sur les standards et la sensibilisation pour le monde judiciaire et celui de la
justice des mineurs ;
·
Développez des procédures effectives et indépendantes
de plainte et d’enquête, des procédures de suivi indépendantes et un accès aux
ONG ;
·
Au niveau local, les gouvernements doivent contrôler
la situation dans les lieux où des enfants sont derrière les barreaux, ainsi
que développer des plans d’action locaux.
Les Nations Unies et les autres instances internationales
doivent :
(p.e. UNICEF, OMS, PNUD,
Comité des droits de l’enfant des Nations
Unies, Commission des droits de l’homme des NU, Bureau
des NU sur la drogue et le crime, UNIFEM et Habitat)
·
Assister les gouvernements pour rassembler et analyser
les données nationales ;
·
Procurer une assistance technique pour
l’application et le contrôle des plans d’action nationaux incluant des
formations ;
·
Publier des statistiques annuelles sur les enfants
en détention et ayant commis une infraction ;
·
Organiser régulièrement des rencontres internationales
sur les enfants derrière les barreaux ;
Les ONG et la société civile :
·
Les ONG internationales doivent faire pression afin
de placer le sujet à l’ordre du jour international, organiser un congrès
mondial et stimuler des plans d’action ;
·
Les ONG nationales doivent établir des campagnes
nationales sur « Pas d’enfants derrière les barreaux », contrôler les
actions gouvernementales et les conditions de détention, collaborer à un niveau
régional ;
·
Les organisations communautaires doivent travailler
étroitement avec les enfants à risque, participer aux plans d’action locaux et
soutenir les enfants dans les institutions fermées ;
Les médias et les éducateurs doivent :
(p.e. TV, radio, journaux,
Internet, films et autres diffusions culturelles, écoles et institutions académiques)
·
Informer le public du problème des garçons et des
filles derrière les barreaux, en se basant sur des informations exactes et
équilibrées dépourvues de tout sensationnalisme, victimisation et exagération
d’incidents qui accroissent la peur du crime ;
·
Soutenir et rendre publique la campagne « Pas
d’enfants derrière les barreaux » ;
·
Développer
des programmes sur les enfants derrière les barreaux pour les écoles et les
groupes communautaires, les encourageant à la pensée critique et à leur participation
à la campagne « Pas d’enfants derrière les barreaux »
LE NOUVEAU CODE PENAL TURC
Cette année, le
gouvernement turc a publié un nouveau Code Pénal qui inclut un certain nombre
de dispositions destinées à améliorer la situation d'enfants en conflit avec la
loi, ensemble àen même temps qu' une nouvelle Loi sur la Protection des Enfants. Le
Code Pénal a introduit le concept de médiation pour les enfants
délinquants; il y a et des sanctions pour ceux qui sont
jugés coupables d'abus contre des enfants. En outre,, et toute personne au courant de mauvais traitements
d'enfants est tenue d'informer les autorités pertinentescompétentes. Les victimes de la criminalité
ont dix ans à partir de la date du crime pour agir afin de chercher des et cherches à obtenir
réparations. Dans le cas
d'abus sexuels, les dix ans commencent à courir lorsquedès que l'enfant a atteint son 18e anniversaire.
Tout en accueillant avec
plaisir cles dispositions progressistes, les avocats en Turquieturcs spécialisés dans les Droits de
l'Enfant sont de l'avis qu'qu'il serait mieux
d'avoir une législation
séparée sur la Justice des Mineurs, est requise,
plutôt que de subsumerlaisser les affaires des enfants dans le
nouveau Code Pénal. Cette manière de gérer la Justice des Mineurs ne permet pas
de se concentrer suffisamment sur les enfants.
Les avocats ont des
soucis sur plusieurs questionsPlusieurs questions
préoccupent les avocats:
les sanctions proposées pour des enfants sont trop sévères,; on n'offre aux tribunaux aucune possibilité de déjudiciarisation ou d'applicationiquer des mesures alternatives à la
détention,n. De plus, il n'a aucun changement
n'a
été proposé dans le
droit procédural, ce qui signifie que les longues attentes avant le procès vont
continuer.
Donc, tout en continuant deà faire campagne pour une Loi sur la
Justice des Mineurs, les avocats préconisent des changements à l'article 3 du
Code Pénal, qui traite les peines proportionnelles, dans le but de prendre en
compte l'âge des enfants et leur manque de pleintotal discernement. Ils veulent assurerrequièrent que les peines infligées aux
enfants jugés coupables d'un crime serontsoient beaucoup moins sévères que celles
infligées aux adultes dans des circonstances analogues. Ils souhaitent
également des changements àmodifier l'article 31 du Code Pénal. L'article 31Celui-ci, tel qu'il est actuellement rédigé, oblige les juges à appliquer des
peines plutôt que des mesures alternatives dans les cas où l'enfant a dépassé
l'âge de responsabilité pénale et a le pleincomplet discernement. IEn outre, ils sont convaincus que lorsqu'on
s'occupe d'enfants, il faut donner la priorité aux alternatives et la détention
doit être une mesure de dernier recours. Parallèlement aux changements proposés
à l'article 31, les avocats cherchent à faire modifier l'article 11 de la Loi
sur la Protection des Enfants, afin de permettre l'introduction de mesures
alternatives.
Pour lancer le débat,
Betül Onursal, depuis longtemps une partisane des droits de l'enfant en Turquie
et membre du conseil de l'AIMJF, a décidé d'inviter le Bureau de l'Association
à tenir une de ses réunions à Istanbul. Elle a proposé d'organiser une
conférence pour coïncider
avec la réunion pour traitertraitant les questions présentées ci-dessus, en parallèle avec
la réunion du Bureau.
Pour apporter une perspective européenne au débat, elle a demandé aux cinq
membres du Bureau de décrire la législation sur la justice des mineurs danse leurs propres pays (à savoir,
Autriche, France, Pays-Bas, Irlande du Nord et Suisse), tout en mettant l'accent particulièrement sur les mesures
alternatives, et de faire un résuméer ldes dernières recommandations du Conseil d'Europe
sur ces sujets. De cette façon, les délégués turcs à la conférence seraient mieux placés pourà même de juger dans quelle mesure la législation
turque est en accord avec ldes instruments internationaux. Ceci aurait en plus l'avantage d'ouvrirEn outre, cette
initiative ouvrait des
voies de communication entre ceux qui travaillent dans le domaine de la justice
des mineurs en Turquie et leurs collègues européens. Les avocats ont considéréèrent cecicette proposition
comme une étape
importante en vue du débat actuel sur l'admission de la Turquie à l'Union
Européenne.
Les membres du Bureau sont
arrivés à Istanbul le 11er juin 2005 juin. Une visite adu Tribunal pour Enfants a été
organisée pour le
2 juin, donnant aux membres du Bureau l'occasion de rencontrer et de discuter avec les juges qui s'occupent
des affaires de mineurs. Les membres de l'AIMJF ont ensuite eu l'occasion de visiterpu apprécier la
visite de la Mosquée
Bleue et de seune promenadeer au centre-ville avant d'être invités à dîner.
La réunion du Bureau a eu
lieu le 3 juin. C'était la
première fois dans l'histoire de l'Association qu'une de nos réunions a eu lieu
en Turquie. Nous n'aurions pas pu demander un plus beau lieu quedans la salle commune des doyens de
l'Université de Bahçesehir, qui donne sur le Bosphore et permet de voir l'Asie
Mineure de l'autre côté. C'était la première fois dans l'histoire de
l'Association qu'une de nos réunions avait lieu en Turquie.
La Conférence, qui a eu lieu a réuni les 4 et le 5 juin, a réuni plusieurs centaines de délégués, et, et à en juger par la réaction des déléguésparticipants et le nombre de questions
abordées, c'étaita obtenu un succès extraordinaire. Elle a
certainement réalisé son objectif de lancer le débat en mettant l'accent sur la
nécessité de sanctions alternatives.
Le 6 juin, nous avons eu la possibilité de prendre la délégation de
l'AIMJF a pris l'avion pour Ankara pouret a visitéer la Maison de Correction pour Mineurs de Ankara.
C'est une institution pour jeunes délinquants âgés de 12 à 18 ans. Une gamme de
programmes sociaux, culturels et éducatifs est fournieproposée afin de réintégrer les délinquants
dans leur communauté. Nous étions
également invités à visiterUne deuxième visite
dans une institution fermée
pour des délinquants
plus âgés et ayant commis des crimes plus graves a été particulièrement
intéressante.
Nous croyons que lL'idée d'inviter les membres du Bureau à se réunir en Turquie et
de nousleur permettre de participer à ce débat
important était un concept innovateur et nous aimerionstenons à remercier surtout Betül Onursal
qui a lancé cette idée. Mais iIl y a bon nombre d'autres personnes
que nous aimerionsvoulons remercier aussi, pour avoir facilité notre visite et pour
l'accueil
chaleureux et l'hospitalité
merveilleuse qui nous a été démontrée
pendantdurant tout notre séjour.
Nous aimerions
remercier leUn premier merci au Ministère de la Justice, partenaire du Symposium
et organisateur des visites auxdes différentes institutions. Nous aimerions remercier spécialement et à M. le Directeur Général des
Institutions Pénales de Ankara.
Nous aimerionsvoulons également remercier M. Kazım Kolcuoğlu,
Président de l'Association du Barreau de 'Istanbul et tous ses collègues pour
leur soutien dans l'organisation de ce séminaire. Nous remercions, en particulier à Nazan Moroğlu et à Luiz Bakar, respectivement Membre du Conseil et Membre de l'Association du Barreau de 'Istanbul.
Le Centre des Droits de
l'Enfant auprès de l'Association du Barreau de 'Istanbul a joué un rôle centrale dans cette initiative. Nous
avons déjà mentionné notre collègue Betül Onursal. Nous aimerions également remercier et nous voulons
associer Aşkın
Topuzoglu, Harika Seliçi, Seda Akço, Ülkü Alangoya, Berrin Tezgen, Fatma
Başar, Ufuk Gürler, Ayşenur Demirkale, à la fois pour leur rôle dans
l'organisation de la cConférence et pour leur hospitalité
pendant notre visite.
Nous aimerions
remercierUn merci particulier au Prof. Süheyl Batum, Recteur de l'Université de
Bahçesehir, et au Prof. Feridun Yenisey, Professeur de l'Université
de Bahçesehir et spécialiste du Code Pénal, qui a joué un rôle clé
dans la préparation de la cConférence.
Pour conclureEnfin, nos
remerciements vont à,
nous aimerions remercier M. Rıza Küçükoğlu, Général à la retraite, de la Fondation IGUL.
Nous présentons nos
excuses sincères apologies a toute personne que nous aurions éventuellement
oubliée de mentionnerNous espérons n'avoir oublié personne et si tel
était le cas nous prions les éventuels "oubliés" d'accepter nos
sincères excuses.
Nous félicitons encore une fois nos collègues turcs pour cette
initiative et suggérons que c'est une
exemple que d'autres pourraient vouloir suivreà d'autres de
suivre cet exemple.
11eme CONGRES DES NATIONS UNIES SUR
LA PREVENTION DU CRIME ET DE LA
JUSTICE CRIMINELLE
Le 11ème Congrès des Nations Unies sur la
Prévention du Crime et de la Justice Criminelle, qui a eu lieu du 18 au 25
avril à Bangkok, Thaïlande, a eu pour objectif général de promouvoir dans le
monde entier l’adoption de politiques de prévention du délit et des mesures de
justice pénale plus justes et efficaces.
Le Congrès a réuni des délégations
gouvernementales, représentantes des organisations intergouvernementales et
non-gouvernementales, organismes des Nations-Unies, ainsi que des experts liés
au domaine de la justice pénale. 2.370 personnes y ont participé en provenance
de gouvernements, de 167 organisations non-gouvernementales et 1.135 experts
indépendants.
En tant que forum mondial, le Congrès a facilité
l’échange d’informations et de bonnes pratiques parmi les Etats, les
organisations et les professionnels spécialistes dans le domaine de la
prévention et de la justice pénale.
La thématique principale du Congrès concernait les
“Synergies et Réponses : Alliances Stratégiques en matières de Prévention du Délit
et de la Justice Criminelle”, tel qu’il a été décidé le 18 décembre 2002, lors
de la Résolution 57/171 de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Dans ce cadre, il a été reconnu, à Bangkok, qu’en
plus des menaces traditionnelles envers la paix et la sécurité, de nouvelles
menaces ontavaient émergé à l’échelle globale qui
sont en permanence en interrelation et par conséquent, elles ne doivent pas être
abordées de façon séparée les unes des autres.
Dans ce contexte, on a considéré comme thèmes principaux
du Programme du Congrès l’adoption de mesures efficaces contre la délinquance
organisée transnationale, la coopération internationale pour la lutte contre le
terrorisme, la corruption, les délits économiques et financiers et la mise en
pratique de la normative existante en matière de prévention du délit et de la
justice criminelle.
De même, des séminaires et des colloques ont été organisés
sur différents sujets liés à la consolidation de la coopération internationale
entre les institutions chargées de l’application de la loi, en incluant
l’extradition, la réforme de la justice pénale, en incluant la justice restauratrice,
les meilleures stratégies et pratiques pour prévenir le délit, en considérant
particulièrement la délinquance urbaine et la jeunesse en situation de risque,
les mesures pour combattre le terrorisme, en s’appuyant sur les conventions et
les protocoles internationaux pertinents ; les mesures contre la délinquance économique,
notamment le blanchiment d’argent et les mesures pour affronter les délits informatiques.
Lors de la dernière étape du 11ème
Congrès, un document de base a été élaboré pour la Déclaration finale. Les
Etats ont réaffirmé leur bonne volonté pour améliorer la coopération internationale
dans la lutte contre le délit et le terrorisme aux niveaux multilatéral, régional
et bilatéral.
Bien que, les recommandations issues du 11ème Congrès auront des
impacts sur le développement des politiques de la justice criminelle et
consolideront l’application de la loi en mettant en valeur la prévention dans chaque pays, le
11ème Congrès ne s’est pas particulièrement occupé du domaine spécialisé
de l’administration de la Justice Juvénile. C’est-à-dire qu’aucune ligne
directrice n’a été définie pour les Etats sur le développement de politiques et
de programmes liés aux enfants filles et garçons et adolescentes et adolescents
en conflit avec la loi, tel que
l’exige la Convention sur les Droits de l’Enfant et autres instruments des
Nations-Unies.
Dans les discours
officiels d’ouverture du Congrès, présentés par Antonio María Costa, Directeur Exécutif du Bureau
des Nations-Unies sur les Drogues et le Crime (UNODC), Suwat Liptapanlop,
Ministre de la Justice de la Thaïlande (Président du 11ème Congrès)
et Kofi Anan, Secrétaire Général des Nations-Unies (discours lu par le
Directeur Exécutif de UNODC), la problématique de la lutte contre le terrorisme
a été particulièrement mise en valeur mais d’autres sujets, parmi lesquels
l’administration de la Justice Juvénile, n’ont pas été mentionnés.
De même, au cours de
l’étape finale du Congrès des débats sur la rédaction du projet de Déclaration,
a prédominé la tendance à focaliser de la même façon la situation des enfants
filles et garçons et adolescentes et adolescents qui commettent des infractions
à la loi que celle de ceux qui sont victimes de délits, en confondant les
thématiques et des réalités distinctes qui correspondent à des domaines
spécialisés de travail. Le paragraphe No. 25 du Texte Préliminaire du Projet de
Déclaration du Congrès assume ce même point de vue uniforme.
Pour cette raison, à la fin du 11ème Congrès, il n’y a plus aucun doute qu’il reste
encore beaucoup de travail à réaliser dans le domaine international vers la
promotion de la Convention sur les Droits de l’Enfant par rapport à la Justice
Juvénile. C’est le défi des organisations qui se dédient à la promotion et à la
protection des droits des enfants et, en général, de toutes les organisations
de défense des Droits de l’Homme, en supposant que la meilleure prévention
possible du délit consiste à créer des opportunités pour l’exercice des droits
des enfants filles et garçons et adolescentes et adolescents.
AGIR MAINTENANT POUR STOPPER LA VIOLENCE
CONTRE LES ENFANTS
LJUBLJANA - CONCLUSIONS FINALES
Étude de l'ONU sur la Violence Contre les Enfants:
Consultation Régionale pour l'Europe et l'Asie
Centrale
5-7
juillet 2005, Ljubljana, Slovénie
Nous, en tant que participants, reconnaissons
l'importance d'une approche orientée vers les droits de l'enfant afin de
combler le fossé entre les standards et la réalité, et faire face au défi de
changer les perceptions dans la société, dans les structures gouvernementaux et
au niveau de l'individus, en ce qui concerne la question: quels sont les moyens
acceptables de traiter les enfants? Nous sommes d'accord pour entreprendre les
actions suivantes et de les considérer comme des priorités.
1. Développer et mettre en marche, avec
l'assistance active des organisations de la société civile, des mesures à tous
les niveaux pour prévenir la violence contre les enfants par des approches
pluridisciplinaires et participatives qui incluent des professionnels de
secteurs et domaines d'expérience différents, ainsi que des parents et des
enfants. Il faut soutenir ces mesures au plus haut niveau politique le plus haut possible.
2. Ratifier des traités internationaux pertinents,
et promulguer, modifier ou abroger des lois nationales selon la nécessité, afin
d'interdire toute forme de violence contre les enfants, y compris les
châtiments corporels et tout traitement humiliant, et prendre toutes les
mesures nécessaires pour prévenir et réprimer de tels mauvais traitements desenvers les enfants. De plus, il faut prêter
une attention spéciale au développement de procédures pour la justice pourdes mineurs, afin de prévenir la
violence contre les enfants à toutes les étapes du processus.
3. Il faut donner la plus grande visibilité et
importance politique à la prévention de la violence contre filles et garçons.
Entre autres, on peut par exemple lancer des campagnes de sensibilisation
publique pour mieux faire connaître l'échelle et les conséquences négatives de
toutes les formes de violence; pour ce faire, il faut développer des
partenariats durables avec les enfants, la société civile, le secteur privé, la
nouvelle technologie informatique et les médias.
4. Améliorer la capacité technique, légale,
procédurale et institutionnelle dans les secteurs appropriées, par exemple l'éducation, la
santé, la justice, les services de protection et d'inspections sur les lieux de travail, pour
identifier la violence et mettre en place des stratégies appropriées basées sur
des preuves, ainsi que des politiques délibérées en faveur de la famille et de
l'enfant, dans le but de prévenir la violence, soutenir les enfants victimes et
renforcer les mécanismes pour signaler, consulter et répondre.
5. Chercher à établir, analyser et surveiller
régulièrement la fréquence de différentes formes de violence contre les
enfants, recueillir des données séparées par sexe, âge ou d'autres facteurs pertinents, y
compris les sources de discrimination qui rendent certains groupes d'enfants
particulièrement vulnérables à la violence, et évaluer systématiquement
l'opportunité et l'efficacité des interventions pour protéger les enfants
contre la violence, ainsi que les efforts pour fournir une assistance dans les
meilleurs délais et s'adresserintéresser aux conséquences des abus, y
compris le coût social et économique pour la société.
6. Intervenir auxdès les premières étapes et d'une manière efficace, sensible
aux deux sexes et favorable aux enfants, afin d'empêcher qu'ils deviennent ou
redeviennent victimes, par le développement de procédures et mécanismes sensibles,
y compris la provision de conseils confidentiels, par des procédés judiciaires adaptés
aux enfants,
et par des services de soutien dans les
domaines de la santé et de la protection, afin d'assurer le rétablissement
physique, psychique et social des enfants ou jeunes délinquants victimes.
7. Développer des programmes systématiques et
intégrés de formation sur la protection de l'enfant, et, encourager la sensibilisation des
parents, de
tous les groupes professionnels pertinents et dles médias, sur les standards relevant des
droits de l'homme, sur les méthodes non-violentes de résoudre les conflits et de discipliner, ainsi que
sur le développement des enfants et les droits des enfants ayant des besoins
spéciaux.
8. Renforcer et continuer le développement de
toutes les formes de co-opération au niveau international et à travers les
frontières, y compris la prévention des activités criminelles, dans le but de
prévenir et combattre toute forme de violence contre les enfants et assurer que
les auteurs de tels actes de violence n'échappent pas à la justice et reçoivent
leur traitement appropriéen conséquence.
9. Créesr des occasions pour les enfants et
les jeunes de jouer un rôle plus actif dans la lutte contre la violence, pour que les enfantsafin qu'ils soient munis des connaissances et
des adresses nécessaires pour assurer leur participation à l'analyse des
situations, lespour rechercher, s et la surveillerance, et à l'élaborationer de s lois et de politiques qui les
concernent.
Nous, participants de tous les pays d'Europe et
d'Asie Centrale, sommes d'accord que ces 9 démarches ssoienteront les premières actions importantes que nous
entreprendrons au niveau national et régional.
ASSOCIATION
INTERNATIONALE DES
MAGISTRATS
DE LA JEUNESSE ET DE LA FAMILLE
XVII CONGRÈS MONDIAL
BELFAST
IRLANDE DU NORD
DU 27 AOÛT AU 01 SEPTEMBRE 2006
VERS UNE JUSTICE ADAPTEE
RECONSTITUER LES PIÈCES
Full Pleine Inscription entière (y compris Dîner du Congrès)Registration
(Including Congress Dinner:) £575 + VAT TVA
Registration Inscription pour for 31 Daysjours: £4200 + VAT TVA (Congress
Dinner not includedDîner du Congrès non compris)
12 Day1 journées: £2400 + Vat TVA (Dîner du Congrès non comprisCongress Dinner not included)
TRADUCTION SIMULTANÉE
ANGLAIS, FRANÇAIS, ESPAGNOL
Pour plus de détails consultez le site:
www.youthandfamily2006.com
LE XVII CONGRÈS MONDIAL DE L'AIMJF
VERS UNE JUSTICE
ADAPTEEÀ LA POURSUITE DE LA BONNE JUSTICE :
RECONSTITUER LES
PIÈCESOÙ EN SOMMES-NOUS MAINTENANT ?
La justice se réalise le mieux par la mise en ouvreoeuvre des divers instruments
internationaux divers concernant les droits de
l'enfant. Le thème met l'accent sur les droits de l'enfant et veut considère
considérer
le progrès fait en ce qui concerneréalisé par
l'application pratique des théories. Il souligne le rôle primordial de la
profession judiciaire, non seulement pour garantir la
justice, mais aussi pour faire progresser les droits de l'enfant.
Le thème servira à examiner dans quelle mesure les droits
des enfants sont protégés et/ou promus par les instruments internationaux.
L'AIMJF réunit des membres de plus de 80 pays et de tous
les continents. Ces instruments internationaux sont les seuls instruments
juridiques qu'ils ontque tous disposent en
commun. Le Congrès fournira un forum unique pour permettre aux membres
d'échanger des points de vue sur la pertinence de la CDE et d'autres
instruments internationaux pour leur travail. Les discussions
stimuleront des réflexions individuelles et fourniront une
motivation intéressante pour l'application de ces instruments. Le Congrès est
une occasion pour l'AIMJF de faired'apporter
une contribution importante à la globalisation des perspectives à
l'égarden faveur des droits de l'enfant.
Les conférenciers seront invités à
réfléchir de manière critique sur la façon dont les droits des enfants sont vusperçus, mis
en œuvre et suivis dans leurs pays
respectif.s,
ainsi que Ils devront
également examiner dans quelle mesure la pratique nationale s'efforce
d'atteindre les exigences des normes internationales.,
ou ne parvient pas à les atteindre. On fera Ils feront
ressortir les conséquences de la non-application, même voire de la
violation, de ces normes.
Il est probable que la mise en pratique
des droits s'effectuera différemment selon la tradition juridique de chaque
pays, ses ressources sociales et économiques, voire son manque de ressources,
sa culture et ses traditions, etc. Les conférenciers seront invités à réfléchir
sur les questions politiques sous-jacentes de politique,
particulièrement le besoin d'assister économiquement les pays en voie de
développement. Ils prendront en considération les aspects légaux des droits et
exploreront les valeurs et le concept d'enfants
vis-à-vis de la justice qui est à la base des droits énumérés dans les instruments.
Les sessions linguistiques et les
ateliers seront repartis répartis selon
les catégories de droits et/ou selon les catégories d'interventions ou procédés
où ces droits sont applicables. Les sessions commenceront avec des présentations
brèves par des
représentants de pays/continents différents., qui Celles-ci
pourraient être considérées comme des représentations
des tendances principales,
dans l'intentionà but de
stimuler les réflexions et les discussions souhaitables.
Afin de prendre en compte les distinctions
différences
nécessaires entre les enfants en conflit avec la loi et les enfants qui
ont besoin de soins et de protection, les délégués seront invités à examiner
les différents droits et à réfléchir sur leur application (semblable ou différente)
dans des situations distinctes.
SimilarlyDe même, les délégués seront invités àdevront considérer dans quelle mesure l'approche holistique requise
dans la justice de la famille et de la jeunesse se réflète dans la pratique. De même, dans quelle proportion mesure la
profession judiciaire et tous les professionnels les juges et tous
les professionnels liés
au tribunal,
dont le travail
soutient les tribunaux, réussissent-ils à reconstruire?
delegates will be invited to consider the extent to which the
holistic approach needed in family and youth justice is reflected in practice.
How well does the judiciary and all those court-connected professionals, whose
work supports the courts, succeed in putting the pieces together again?
Les
droits ont a tendance à
évoluer au fil du temps, parallèlement aux changements de valeurs et de
conceptions. Les participants auront l'occasion de prendre en considération la
pertinence des instruments et l'éventuelle mise, ainsi
que tout éventuel besoin d'en mettre
à jour de certains, voire d'entre vous ou de
tous.
La traduction simultanée sera disponible dans chacune de nos trois
langues officielles - anglais, français et espagnol - pour toutes les sessions
plénières.
Ce congrès accueillera des centaines de délégués venus
venant
du monde entier, mais aussi des représentants des
échelons les plus élevés de l’ordre judiciaire ainsi que de toutes les professions
associées à la tâche des tribunaux chargés de la justice des mineurs et des
affaires familiales.
Ce congrès international de grande importance encouragera
une approche internationale et pluridisciplinaire des problématiques qui se
posent dans le domaine de l’enfance au niveau mondial et tentera de réaliser
des travaux dont les résultats durables se feront sentir à travers le monde.
Ce congrès aura pour mission de promouvoir de nouvelles
initiatives de portée internationale visant à protéger les droits de l’enfant
et à faire progresser la justice des mineurs.
L’objectif principal de ce congrès consistera à formuler
un ensemble de recommandations qui pourront inspirer les responsables de las
politiques, mais aussi les professionnels et
les
magistrats du monde entier qui travaillent dans ce
domaine afin qu’ils puissent élaborer, mettre en oeuvre et appliquer une
justice des mineurs et de la famille.
Au cours des débats, les questions qui touchent à
l’administration de la justice dans la mesure où elles affectent les
principales sources d’influence sur les enfants et les adolescents, à savoir la
famille, la communauté, la société et la justice des mineurs, seront traitées
dans le contexte général d’un ensemble de thèmes qui reprennent les droits
inscrits dans la Convention des Nations- Unies relative aux Droits de l’enfant et
autres instruments internationaux pertinents.
Nos débats seront principalement axés sur l’évolution de
la justice des mineurs dans un contexte mondial.
Intervenants
Des intervenants venus du monde entier et représentant de
nombreuses nationalités et cultures prendront la parole au cours du congrès.
Auditoire visé
Ce congrès s’adresse tout particulièrement aux juges, aux
magistrats, aux psychiatres, aux éducateurs, aux juristes, aux sociologues, aux
fonctionnaires de police, aux universitaires et aux représentants des
organismes publics ainsi qu’aux organisations de défense des droits de l’homme,
au monde associatif et aux services sociaux.
Langues
Une traduction simultanée sera assurée en français, en
espagnol et en anglais.
Comité organisateur
Le Comité organisateur du congrès est présidé par M. le
Juge Gillen, Doyen des juges aux Affaires familiales du Tribunal pour enfants
d’Irlande du Nord et se compose des représentants des principales agences qui
apportent leur soutien au congrès.
Northern
Ireland Court Service
Northern
Ireland Office
Department
of the Director of Public Prosecutions Service
Police Service
of Northern Ireland
Probation
Service of Northern Ireland
Social
Services Inspectorate
Office of the
First Minister and Deputy First Minister
Programme
Le congrès débutera par une réception de bienvenue
à l’intention des délégués le
dimanche 27 août 2006, avant d’entamer son programme qui s’étalera sur 5 jours
et reprendra le thème principal
du congrès.
LUNDI : L’enfant
au sein de la famille - Le droit de l’enfant à participer à la vie familiale
(i) Qu’entend-on
par « vie familiale » dans un siècle aussi divers que le 21e siècle?
(ii) Qu’entend-on
par « maltraitance »?
(iii) Les enfants dans le rôle de
parents.
(iv) Les récents développements
dans le domaine de la législation relative à
l’enlèvement international et au droit de
visite
(v) Les responsabilités
parentales au sein de la famille
MARDI : L’enfant
au sein de la communauté - le droit de l’enfant à la survie et au développement.
(i) Comment
faire entendre la voix de l’enfant?
(ii) Les
droits de l’enfant-réfugié.
(iii) Le droit au mariage de
l’adolescent
(iv) La
discrimination de l’enfant dans le monde.
(v) La
menace de l’Iinternet
MERCREDI : Matinée
- visite du Tribunal pour enfants et de diverses institutions pour enfants et adolescents.
Après-midi - programme touristique
JEUDI : Les
adolescents en conflit avec la loi
(i) Les
enfants-soldats - les enfants en situation de conflits armés
(ii) Le
droit à la protection contre le trafic et la prostitution enfantine
(iii) La
justice restaurativeréparatrice – alternative juste?
(iv) Le
droit à un procès équitable
(v) Les
enfants placés en détention
VENDREDI : Rédaction des recommandations et résolutions.
Prix Veillard-Cybulski
Closing AddressDiscours de clôture
Call for PapersAppel à soumettre des travaux
Le comité scientifique a
fait un appel général pour des présentations. Les travaux doivent être soumis avant le 28 octobre 2005. Les
présentations DOIVENT suivre un format fixe et doivent IMPÉRATIVEMENT être envoyées par
Internet à l'adresse fournie sur le site Web.The Scientific Committee has made a general Call
for papers. Papers must be submitted by October 28, 2005. Papers MUST follow a
set format and MUST be submitted on-line to the address given on the website.
For detailed guidelines on thePour des instructions détaillées
sur l'envoi de travaux, veuillez consulter le site Web du Congrès: submission of papers please visit
the Congress website.
Ainsi queEn plus de faire des présentations, les
délégués auront la possibilité de s'inscrire, choisir des ateliers, et faire des réservations de logements et de visiteAs well as submitting papers
delegates will be able to register, select workshops, book accommodation, book
pre- or post-Congress tours avant et après le Congrès.
Pour obtenir des
renseignements
complémentaires,
contacter:
Gerry
McLaughlin
Head of World Congress
Secretariat
Northern Ireland Court
Service
t. +44 28 9041 2270 / +44 28
9041 2267
f. +44 28 9023 8506
email:
wcongress@courtsni.gov.uk
Susan
Kirk
Professional Congress
Organiser
The Ovation Group
t. +44 28 9042 4215
f. +44 28 9042 4216
email: susan@ovation-ni.com
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Les articles pour la Chronique sont à envoyer
directement à Dr Willie McCarney, Rédacteur en Chef, "St.Martin",
175, Andersonstown Rd., Belfast. BT11 9EA N Ireland Tél: +44 28 9061 5164 - Fax: +44 28 9061 8374 E-Mail: w.mccarney@btconnect.com Les articles doivent être dactylographiés, si possible dans nos trois langues officielles
(anglais, français, espagnol). Autrement, des articles peuvent être envoyés à tout membre du Comité de Rédaction dont les coordonnées figurent ci-dessous, avec les numéros de téléphone et de fax, si
disponibles. Merci ! |
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Honorable Oscar d'Amours, juge, Cour du Québec,Chambre de la jeunessePalais de Justice,1111, boulevard Jacques-Cartier Est,Longueuil,(Québec) CANADAJ4M 2J6Téléphone: (450) 646-4077
Email odamours@sympatico.ca Jacob
J. van der Goes Molenstraat
15, 4851
SG Ulvenhout, Pays-Bas. Tel/Fax:
31 76 5612640 E-mail: j.vandergoes@tip.nl |
Mónica
Vazquez Larsson, Av.
Coronel Diaz 2333 piso
13 "A" (1425)
Buenos Aires Argentine Tel:
(54 -11-) 48001160 Fax: (54 -11-) 48001161 E-mail: larsson@satlink.com Dra Gabriela URETA Juez 7° Juzgado Menores Talavera de la Reina, calle 17, n° 656, Las Condes 6780453 Santiago Chili E-mail: gureta@vtr.net |
Prof.
Jean Trepanier, École
de Criminologie, Université
de Montréal, C.P.
6128, Succursale
Centre-Ville, Montréal,
Québec, H3C
3J7, Canada. Tel: 1
514 343 7325 E-mail:
Dr Atilio J. ALVAREZ Defensor de Menores Santos Dumont 2380 1426 Buenos Aires Argentine
E-mail:
|
|
[1] Anti-Social Behaviour Orders (Ordonnances contre le comportement antisocial)
[2] Home Office Guidelines on the use ofPrincipes Directeurs du Home Office
(Ministère de l'Intérieur) concernant les ASBOs
[3] the le droit à la right to liberty liberté et la and security sécurité of personpersonnelle
[4] the right to fair trialle droit à un procès équitable
[5] the right to family lifele droit à une vie familiale
[6] tle droit à une vie familialehe right to
family life
[7] Robert C. Trojanowicz & Merry Morash. Juvenile Delinquency: Concepts and Control §3.6.1 (4th.ed. 1987)
[8] Codigo Code Civil para elpour l'État Estado de
Sonora,
(hereinafter Civil Code for
the State of Sonora), , (Sonora Ley Loi Numero 32, B.O. du 8 de juliojuillet 1949, Article 580
[9] Semanario Séminaire Judiciairel de la Federación Fédération (hereinafter ci-après S.J.F.). Primera
Sala (First
ChamberPremière
Salle), Quinta Época. Partie
L; Pagina Page 1352. Nature of the Juveniles CourtCaractère des tribunaux pour Mineurs:
Except Sauf pour les projets de 1908 et de
1920, en matière de la fondation des Tribunaux Paternels et du Tribunal pour la
Protection de l'Enfant, il n'y a aucun autre précédent à la Loi du 30 mars
1928. La caractéristique principale du
système mis sur pied par cette loi est qu'elle déclare que les jeunes de moins de 15 ans
ne sont pas pénalement responsables des infractions qu'ils commettent. C'est le
Tribunal pour Mineurs,
séparé du système répressif des tribunaux normaux, qui a la responsabilité
d'auditionner les affaires d'infractions aux règlements gouvernementaux ou à
la loi pénale par des mineurs, afin de proposer des mesures éducatives de
correction, et de les changer en cas de nécessité. Ces résolutions n'ont pas la
forme de sanctions; ce sont des mesures purement préventives et for the projects
of 1908 and 1920, relating to the founding of the Paternal Courts and the Court
for the Protection of the Child, there is no
other precedent to the Law of March 30, 1928. The main characteristic of the
system established by this law is that it declares juveniles
under 15 years old not criminally responsible of the offences they commit. It is the
Tribunal for Juveniles, removed from the punitive system of the common courts,
which is in charge of hearing cases of contraventions to government regulations
or criminal law by juveniles and to make
all the personal determinations of the minor in order to
propose educational corrective measures and change them when necessary. These resolutions
do not have the form of sentences, they are only preventive and educativeéducatives measures,
and et de toute façon conditionnelles,
en fonction des besoins du mineur. Ces mesures peuvent consister de détention et
réclusion du mineur à des fins éducatives, et quand il faut surveiller des
jeunes, il existe des établissements spéciaux où les jeunes peuvent être mieux
observés pendant 15 jours. Qui plus est, les actions des Tribunaux pour Mineurs
manquent de caractère
autoritaire et accomplissent en effet une mission sociale, ce qui est évident
parce que les délinquants ne sont pas soumis à l'emprisonnement et sont inscrits à une maison
d'observation. Dans la maison d'observation, les procédés se déroulent dans un
environnement familial qui est considéré adéquat pour le succès d'une observation
scientifique du mineur,
ce qui est nécessaire pour la prise de décisions auprès du Tribunal.
in any case, conditional, according
to the needs of the juvenile. The measures can consist of custody and educational reclusion of the
minor, and in the case of observance of juveniles, special establishments in
which juveniles can be better observed for a term of 15 days. Further more, the
actions of the Juvenile Tribunals lack an authoritative nature,
they are in fact carrying out a social mission, this is evident because
offenders are not subject to imprisonment, and they are enrolled in an observation house. In
the observations house the process is conducted in a family environment that is
considered adequate for successful scientific observation of the
juvenile, which is necessary in the Tribunals determinations
[10] Robert C. Trojanowicz & Merry Morash. Juvenile Delinquency: Concepts and Control §3.6.1 (4th.ed. 1987)
[11] D.O.F. le 5 February février 5, 1917. Political Constitution Politique des Etats Unis Mexicains
(ci-apres Constitution Mexicain of the United
Mexican States. [hereinafter Mexican Constitution] ), article 1
[12] Mexican Constitution, supra noteError! Bookmark not defined.Error!
Bookmark not defined., article 133
[13] United Nations Convention des Nations Unies sur les Droits de
l'Enfant, ratifiée par le Mexique on the Rights of the Child, ratified by Mexico on
August 10le
10 août,
1990.
[14] D.O. February 5,le 5 février 1917. Political Constitution Politique des Etats Unis Mexicains
(ci-après of the United Mexican States. [hereinafter
Mexican Constitution Mexicain).]Article 18.(3) Arrest L'arrestation est is permissible admissible only for only seulement offenses pour des infractions punishable passables by imprisonmentby d'emprisonnement. The place of Le lieu de detentiondétention shall besera completely complètement separate séparé du lieu utilisé pour purger
des peines. Les gouvernements fédéraux et régionaux organiseront le système
pénal à l'intérieur de leurs juridictions respectives, sur la base de travail,
formation et from the place used for the serving of sentences.The
federal and state governments shall organize the penal system withintheir respective
jurisdictions on the basis of labor, training, and educationéducation as a meanscomme moyens de réadaptation
sociale du délinquant. of social
readjustment of the offender.
[15] le 5 février 1917. Constitution Politique des Etats
Unis Mexicains (ci-après Constitution Mexicain).Article
18.(3) D.O. February 5, 1917. Political
Constitution of the United Mexican States. [hereinafter Mexican Constitution]Article 18.(3) Arrest is permissible only for
offenses punishable by imprisonment. The place of detention shall be completely separate
from the place used for the serving of sentences.The federal and state governments shall
organize the penal system withintheir respective jurisdictions on the basis of
labor, training, and education as a means of
social readjustment of the offender.
[16]
Ana Josefina Alvarez, México, in
International Handbook on Juvenile Justice. pg. 207 (traduction Ivonne VinayVinay trans., Greenwood Press, ed. 1996)
[17] See Voyez note Error! Bookmark not defined.Error!
Bookmark not defined.
[18] Código Penal del Estado de Sonora (hereinafter ci-après Code Pénal de l'État de
SonoraCriminal Code for the State of Sonora),
Boletín oficial del Gobierno del Estado 10, seccion II, 03 de agosto de 1949
[19] Ley Ley que crea elque Crea el Consejo Tutelar para Menores
del Estado de Sonora ( hereinafter Law that Creates the Juvenile Tuci-après Loi qui crée le Conseil Tutélaire pour Mineurs de l'Etat detelary Counsel
for the State of Sonora),
Boletin
Boletín Oficial
del Gobierno del Estado, le 12
de diciembre
de décembre de 1984.
This Cette loi abroge leslaw annuls
articles 113, 114, and et 115 of du Code Pénal the Criminal Code andet les articles 451-471 of the Criminal
Processdu Code de Procédure Pénale.
[20] Law Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de Sonorathat Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra note Error! Bookmark
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not defined.,
Article 18
[21] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra note Error! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 21
[22] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra note Error! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 35
[23] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra note Error! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined., Article 19
[24] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra note Error! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 21. The Le President Président and theet les Counselors Conseillers doivent être des professionnels
intéressés par et
connaissant les problèmes liés aux mineurs.must be professionals that posses interest and understanding of the problems relating to minors.
[25] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'État de SonoraLaw that Creates the Juvenile
Tutelary Counsel for the State of Sonora, supra noteError! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 29
[26] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'État de SonoraLaw that Creates the Juvenile
Tutelary Counsel for the State of Sonora, supra noteError! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 28
[27] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'EÉtat de
SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra noteError! Bookmark
not defined.Error! Bookmark
not defined.,
Article 30
[28] Boletin Boletín Official No. 52, sección section 1 de 1992/12/28.
Articles 19, section I;
34, 44 paragrapghparagraphe II, 49 and et 55 were ont été reformedréformés. And the followingLes articles were addedsuivants ont été ajoutés:
1bis, 48bis, 4 parragraphparagraphe 4, 19 last dernier paragrapgparagraphe, 28 section 10, 30
section VI, and
et 52 paragraphes II-V.
[29] Loi qui crée le Conseil Tutélaire
pour Mineurs de l'Etat de SonoraLaw that Creates the Juvenile Tutelary Counsel for
the State of Sonora, supra noteError! Bookmark
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not defined.,
Article 48 bis